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Avertissements : Avant de passer à la lecture de cette page, qui va être laborieuse peut être, je tiens à vous dire qu'il existe un forum sur lequel ce texte est proposé sous forme d'épisodes - Et donc probablement plus buvable pour beaucoup... Sur ce forum, vous pouvez aussi intervenir pour y faire des critiques... Mais attention, je ne me laisse pas faire... L'argumentation est de rigueur !
http://lecture.wazami.com/discussion-18169-Ma_vie_sur_ce_site_est_un_roman_en_direct_live_ou_/1.html
Avant de commencer votre lecture de mes aventures qui demeurent pas très palpitantes pour certaines. Je souhaite dire à d'autre que, quand bien même ce texte a débuté par l'utilisation du réel, celui-ci devient peu à peu une "fiction".
Le narrateur, qui reste proche de moi, se révèle, et vous le comprendrez vite, un anti-héros de première. son imagination va bien au delà de la réalité des faits.
Je vous annonce cela, car j'ai eu des échos comme quoi mes écrits avaient pu perturber certains, du côté de "la Belle normande" autant du mien.
Je tenais donc à rappeler que ce texte n'était là que pour me permettre de "faire mon intéressant" aux yeux de quelques uns.
Il s'agit quelque part d'un petit atelier d'écriture pour moi-seul, où la contrainte est d'utiliser le contenu de ma boite mail uniquement(ou presque) pour chercher à composer un récit qui se maintienne un minimum.
C'est un plaisir bien égocentrique, je le reconnais, mais cela m'amuse.
Donc, que personne ne se blesse des remarques proférées par mon héros, ce narrateur bien seul et bien pathétique en définitive.
"A la Recherche de la B.ombe perdue"
Saison 1
Part One : "Du côté de chez moi"
Mercredi 2 juillet 2008, 10H45
Comptez sur moi pour vous en dire plus très bientôt. Je suis tout d'abord ici pour voir comment cela se passe, et peut être retrouver des gens que j'ai pu croiser ailleurs. Une personne en particulier. Celle-ci restera Mystérieuse pour vous...
11h18
Voilà quelques minutes que je suis inscrit. J'ai passé toutes les étapes avec succès, preuve que je suis apte à faire partie de cette communauté.
Cela ne s'est pas fait non plus dans la facilité. Il m'a fallu, comme pour vous autres, me creuser la tête pour trouver un pseudo original, un passe que je sois certain de me rappeler sans peine, rédiger un mot d'introduction, toujours difficile à élaborer tant on est pressé d'ouvrir le cadeau - en occurrence, entrer dans cette galerie et y interagir avec efficacité.
J'exagère bien entendu, car venant d'un site issu d'un clonage évident, je n'ai eu qu'à procéder à des Copier-Coller pour la plupart - Arh ! Que c'est beau le progrès, tout de même !
Je me suis empressé ensuite de me rendre sur la galerie... Euh, celle de ces dames, je l'avoue.
Mais afin d'exister réellement de manière virtuel, un message m'appelait à activer mon compte à partir de ma boite mail personnelle. Ce que je fis de suite, pas sans quelques grognements d'impatience.
En revenant sur ma page, à ma grande stupéfaction, entre deux magnifiques parenthèses, le chiffre "Un" me signalait une présence au sein de ma messagerie privé.
Ouhaou ! Quelle efficacité ce site !
J'ouvris donc le mail en question.
Il s'agissait d'un homme ! Un certain Wazami. Celui-ci me disait mot pour mot : "Bonjour, Arthur-m! Je suis heureuse de vous accueillir sur notre site..."
Nul besoin d'approfondir, je compris illico la nature de ce billet.
De plus, la tournure grammaticale de cette phrase me laissait entrevoir des rencontres brutales dans le fond...
Je replaçais donc ma chaise bien accolée contre un mur et je poursuivais ma visite.
Je retrouvais la galeries de ces dames - Excusez-moi messieurs, veuillez attendre derrière le mur.
Avec un peu l'espoir de retrouver ma Miss-térieuse, je faisais défiler les modèles. Bon, nous sommes d'accord, pas toujours des tops. Mais, je vous rappelle que nous exhibons ici avant tout pour L'A-MI-TIE !
Quelques têtes me semblaient familières. Je n'étais pas à mon premier coup, d'autres aussi apparemment.
Je cliquais sur certaines, histoire de leur dire ô combien leur amitié me serait chère, Ô combien elles seraient valorisantes pour moi. Mais je n'insistais pas davantage, concentré, autant que cela se puisse dans ces moments d'émotions fortes, pour retrouver la belle aux doigts dormants.
Mais, très vite, la chose me parut ardue, et comme je n'envisageais pas de passer mon après midi ici - à me cramer les yeux devant mon écran - Je me rendis à la sagesse et remis cette quête à plus tard.
Me voilà donc à présent à rédiger mes aventures sur ce site, en quasi direct-live, comme j'avais pu le faire ailleurs en d'autres temps.
13h12
Bon, je suis revenu pour cliquer un peu. Cela va faire 3o minutes que je manipule ma souris sans ménagement. La pauvre, elle ne pouvait pas savoir, lors de son achat, qu'elle allait devenir une souris de laboratoire : Cobaye, bien malgré elle, du laboratoire de ce site.
Mais, à mon grand étonnement, en dépit de mon acharnement proche de la torture animalière, je déplorais aucune visite sur ma page à ce stade. Cela veut dire, entre autres, qu'à l'heure où je vous parle, c'est à un grand vide que je m'adresse. Cela réchauffe toujours le cœur de sentir que nos efforts ont un intérêt pour autrui.
Je pense qu'il va falloir être patient ici-aussi, quand bien même je m'apparente à un laborantin !
Je me suis donc remis à cliquer. Tout d'abord chez mes voisins. laissant des messages à deux d'entre ELLES. Mais comme cela ne représentait que peu de gens, j'essayais d'entrer en relation avec les internautes qui pouvaient être connectés à ce moment-là...
Et c'est là que j'ai croisé, enfin, une véritable bretonne. Mes origines reprenant le dessus, je lui composais une missive afin d'attirer un semblant d'intérêt pour ma personne. Il s'agissait en fait d'une jolie jeune fille d'une vingtaine d'années, habitant Auray, qui, elle, avait une couleur de peau ne laissant que peut de doute sur ses véritables origines africaines..
Très sensible aux charmes exotiques, j'en bafouillais de mes doigts boudinés en lui tapotant mon petit mot. Je lui parlais des études que j'avais pu faire dans cette ville, quelques vingt ans plus tôt, et lui ajoutais une petite anecdote à propos d'une jeune fille dont j'étais amoureux à l'époque. Une très jolie demoiselle sourde, et qui demeura, en sus, aveugle à toutes mes attentions. Ce genre d'anecdotes est toujours bienvenue chez les jeunes femmes, relevant notre petit côté romantique, d'autant que cette histoire datait de lustres... La pauvre enfant n'était peut être pas née à l'époque : J'en ai des frissons.
Mon premier message était lancé tel une bouteille à la mer.
Auray se révélant être un port de pêche, j'avais une chance de toucher ma sirène... Cependant, une crainte m'envahit à la suite de cette pensée, m'imaginant que je pourrais, de la même manière et dans ces conditions, avoir affaire à une carpe.
Faisant fi de cette nouvelle angoisse qui commençait à me tarauder, je me remettais à la découverte de ce site - comme si j'en avais pas assez d'angoisses comme cela, depuis ma rencontre avec ce Juge aux affaires familiales. Un juge sans une once de bon sens qui n'a eu qu'un but jusqu'à ce jour, celui de me détruire. Mais, OUhou, madame la magistrat, je suis toujours là ; et le vent va bientôt tourné, croyez-moi. Et JE M'EN SOUVIENDRAI !
Excusez pour ce petit message personnel à l'attention d'une personne qui, elle, ne fera jamais partie de mes amies. Mais je raconterai tout cela prochainement à qui voudra bien me lire en détails.
Vous qui êtes arrivez jusqu'ici, vous pouvez déjà être persuadés en ma compétence à vous livrer des précisions. Des précisions inutiles bien souvent, je le crains.
Je continuais donc à remplir cette fiche ainsi que l'entretien qui l'accompagne. Ce fut assez rapide. Faisant confiance, une fois de plus, aux optimisations de la technique. Des bonifications afin de faire de nous de parfaits assistés... Et vas-y que je te copie-colle !
Hum, intéressant cette expression : "je copie-colle." C'est enivrant la création, ne pensez-vous pas ?
Après cette manœuvre, je retournais sur la page m'indiquant les personnes qui avaient pu éventuellement faire un passage chez moi.
Eurêka ! Alléluia ! Bon sang de blabla ! Une internaute avait enfin eu la curiosité d'ouvrir cette satanée page, que je commençais à croire maudite.
C'était le profil d'une jeune femme de Normandie. Elle n'émettait aucun signe d'intérêt cependant, suite à cette visite. Je me décidais tout de même à lui adresser un message pour lui annoncer la bonne nouvelle. Une nouvelle dont elle se foutait, de toutes assurances, royalement, même si, toutefois, elle en était la première actrice.
Je lui rédigeais un mot dont je veux garder le secret, excusez-moi encore une nouvelle fois, messieurs...
"- Euh ? derrière le mur s'il vous plait... Oui, vous, Monsieur, je vous ai vu... Derrière le mur, please ! Désolé, je ne mange pas de cette baguette de pain !"
Quelques minutes plus tard, la belle de Normandie me retourna une politesse, en espérant que ce site m'apporte ce que je pouvais attendre. Je ne pu m'empêcher de lui rétorquer que j'attendais dur que ce site s'empresse de diffuser ma photographie, car à ce niveau de l'expérience, je craignais avoir du mal à communiquer sans son appui.
'cre diou ! A peine avais-je soumis le texte de cette nouvelle scène, qu'à mon retour sur ma page, je fus surpris de voir ma photo s'afficher de toute sa splendeur - je parle de la photo, pas du type qui est dessus.
Et quelle fut l'heureuse surprise supplémentaire que de m'apercevoir, que cette photo avait déjà eu droit à un vote. Je regardais sans tarder quelle personne avait pu réaliser un geste aussi miraculeux.
C'était une très jolie jeune femme, aux yeux magnifiques, que j'avais déjà croisée "ailleurs", sans pour autant avoir eu l'occasion de la coincer... Enfin... hum... je veux dire par là, que nous n'avions jusqu'à ce jour pas encore consommés notre amitié... Pouf, une fois de plus je m'en sors bien avec mes sornettes!
Là encore, je me remettais au clavier pour remercier cette divine créature et lui faire profiter de toute la joie que j'avais à la retrouver ici. Je lui faisais part de ma honte de ne pas avoir pu plus tôt la coinc... Euh... que je regrettais que nous n'avions pas pu consommer notre amitié avant... Et je concluais en la saluant A-MI-CA-LE-MENT, appuyant sur cette subtilité du langage, puisque de tout les façons, sur ce site, cela nous était impossible de faire autrement.
20h56
Toujours que deux visites sur ma page. Je commence à me demander si ce site va m'être réellement amical !
Je décide donc de mettre une nouvelle photographie sur laquelle j'arbore un sourire ravageur - Enfin c'est ce que je peux me dire, vu d'ici.
Cliquons encore quelques profils, restons un peu connecté et patientons...
21h32
Un nouveau message. Il s'agit de retour de la jeune femme de Normandie. Elle souhaite remettre les pendules à l'heure. Elle m'assure qu'elle a eu de l'intérêt pour ma fiche, qu'elle y est même venue à plusieurs reprises et qu'elle a apprécié le contenu. Mais se disant timide, elle n'a pas eu le cran pour m'aborder. Diable, je fais vraiment cet effet aux femmes ? Cela expliquerait beaucoup de chose en définitive !
Je la rassurais., l'invitais à repasser à chaque fois qu'elle le souhaiterait, lui disais qu'elle était ici chez elle - C'était pas quelque chose qui me coûtait bien chère que de lui proposer une chose pareille - Je l'encourageais également à ne pas hésiter à parler avec les gens sur ce site dont la vocation se voulait A-MI-CA-LE - là, j'attends, messieurs, un remerciement de votre part pour service accompli pour le bien de notre confrérie. Car la dame en question, c'est du genre "canon de premier choix".
Je la mettais en garde pour finir sur mon côté un peu taquin qu'elle pourrait d'aventure déceler dans un futur message ou dans ce texte, lui affirmant que cela faisait partie du jeu - En vérité, je me couvrais ainsi du risque d'une éventuelle incompréhension qui pourrait intervenir dans nos courriers prochains.
Elle me rétorquait, sans plus attendre, par le biais d'un autre mail, qu'elle doutait du caractère A-MI-CAL de ce site. Mettant l'accent sur la galerie de lingeries fines qui agrémentait le trombinoscope, toutes collections confondues. Elle semblait certaine que j'apprécierais, au même titre que tous les autres hommes de ce site, cet étalage de viandes lardée avec subtilité. Elle n'avait pas complètement tord, la bougre.
Elle finissait tout de même par reconnaitre que ce n'était pas la généralité et que beaucoup de ces jolies minois se passaient de ces peu d'artifices.
elle craignit pour finir que je la trouvasse coincée : Mais alors, pas le moins du monde !
Je répondais, sous la forme d'une déclaration non-contrôlée de mes recettes, que je l'assurais qu'elle avait suffisamment de charme et que les traits réguliers de son visage n'avaient point besoin d'artifices pour nous titiller. Je ne connaissais pas très bien ce site, mais j'imaginais sans peine que certaines, manquant de personnalité, se voyaient dans l'obligation de se défleurir. Je lui rappelais le principe de la marguerite, ou de la pâquerette : "Je t'aime, un peu, beaucoup passionnément, à la folie... pas du tout !
Vendredi 4 juillet 2008, 19h30.
Voilà deux jours que je ne suis absent.
Enfin, pas tout à fait. J'ai fait ici quelques passages rapides pour observer l'avancement de mon projet. J'ai même répondu à quelques mails de sorte de ne pas froisser ces dames qui avaient pu voter pour moi ou, mieux encore, qui avaient pu émettre des messages. Mais c'était surtout pour ferrer les belles sardines qui venaient de se prendre dans mon filet - Que ces exquises m'excusent de les comparer à ces vertébrés aquatiques, mais je pensais plus à l'évocation d'une myriade de constellations. Telles celle de l'hémisphère austral, connu aussi sous le nom de poisson austral...Ouf ! Une fois de plus, je m'en tire bien !
Mais reprenons donc dans l'ordre.
Tout d'abord la raison de mon absence était simple. Comme quatre-vingt-dix pour cent des gens qui sont sur le marché du travail dans ce pays, j'ai aussi quelques obligations professionnelles. Quatre vingt dix pour cent tout de même, on oublie de le souligner !
C'est à présent qu'intervient une de mes phrases fétiches. Une de ces phrases qui ne sont là que pour tenter de nous faire passer pour une personne bien plus importantes que nous ne le sommes en réalité.
Je me répète donc :
"Je suis travailleur indépendant, et comme je le dis très souvent - Voyez, je ne vous mens pas - Je suis surtout dépendant du travail qui se présente à moi".
Voilà, la chose est faite ! vous cernez un peu plus l'énergumène ?
En charge d'une mission urgente, bien que je puisse travailler de chez moi, je ne pouvais m'offrir le luxe de m'égarer sur ce site tous les cinq minutes. Même si cela me titillait, pour tout vous avouer.
Je ne venais donc que manière épisodique sur ce lieu de perdition.
Je relevais donc le filet.
Oublions donc les sardines pour ne parler que des belles.
Tout d'abord, il y eut la Belle de Normandie qui commençait décidément à prendre une place importante dans ma vie. Enfin, je veux dire, "dans ma vie sur ce site".
Son mail avait pour titre "Coucou de ..." Lire de "Coucou de sa ville". Non mais; messieurs ! vous ne pensiez pas non-plus que j'allais vous refiler mes tuyaux ?
Le titre était charmant.
Je restais quelques minutes à admirer ce trait de poésie... avant de l'ouvrir enfin. "Arh ! Comme c'est charmant !" me disais-je encore reprenant sans cesse cette phrase dans ma tête :"Coucou de...".
Quelle douce mélodie !
Son mail débutait par un grand 'OUUPS!". J'eus un instant de crainte.
Mais en lisant la suite, je reprenais confiance.
Elle n'avait toujours rien contre moi. OUF !
Elle tenait à faire un nouveau point. Hum, une femme avec deux points, ne devrait-on pas s'en méfier ?
C'était de nouveau à propos des techniques d'appel usitées sur ce site d'après son expérience.
Elle souhaitait être plus exhaustive, en ajoutant à sa précédente étude, les méthodes masculines.
D'après ce qu'elle me contait, ces dernières n'avaient rien à envier à celles des femmes et se révélaient même, toujours d'après les dires de cette belle inconnue, beaucoup plus sophistiquées. Pas de sous-vêtements, pas de collections de lingeries, juste quelques torses, de ci, de là... Mais la technique, elle, était tout autres !
Et elle y allait d'exemples accablants :
"Alors, on a le gars simple, sans chichis, qui vous lance deux phrases, histoire de..."il fait beau chez toi... Jolie région... beau petit garçon..."voilà, simple quoi! "
Moi, là j'aurais dit : "Voilà, le simple, quoi !"
Elle poursuivait :
"On a celui qui commente les photos...(avec plus ou moins de poésie, mais bon...)
Et on a...le poète !!!! Et là.... j'ai beaucoup ri !
On a celui qui essaye de vous faire des rimes, celui qui veut vous faire croire que vous êtes la plus belle en faisant rimer tout et n'importe quoi (Je respecte... Il faut essayer... petit poète deviendra peut être grand, un jour... qui sait???!!!)
On a aussi celui pour qui le "copier-coller" est l'activité favorite... Au cas où vous n'auriez pas compris la première fois... Sachez qu'il y en aura de toute manière une deuxième!!! Puis une troisième!!!
Et puis aussi, on a les originaux... Pas nombreux, certes... mais... originaux!!!
un exemple??
un Québécois... qui veut être... VOTRE objet!!! Beaucoup de bons moments passés avec lui!!! Franches rigolades!!!
Voilà....
En résumé... Des techniques bien masculines...
A chacun la sienne!!!!!"
Je peux vous dire que, là, on est pas fier d'appartenir à cette catégorie des bipèdes. Cela jette un froid, surtout qu'à ce moment-là, elle ne m'avait toujours pas dit à quel endroit elle me situait dans ce tableau de "Maitres".
Après la lecture de ce mail proche de l'horreur, mais si bien transcrit, je la remerciais pour ce petit "Coucou de..."
- Aaarrrrrhhhhh, comme cela me semble encore plus charmant maintenant. Que de doux et jolis mots... C'est simple, c'est beau !
Mais je devais me rendre à la réalité. J'avais une mission à satisfaire.
Je lui annonçais donc que j'avais aussi un métier, que ce n'était pas tous les jours fête, même pour moi... et j'y allais, une fois de plus, de mon couplet :" Je suis travailleur indépendant, et comme je dis souvent..." Vous connaissez la suite.
J'insistais en lui affirmant que jusqu'au lendemain, j'allais être très pris. Mais je lui assurais une réponse plus longue le lendemain soir ou le week end qui s'annonçait. Je lui soulignais également ma possibilité de continuer mon "roman" en direct live, chez lequel elle commençait à prendre la vedette.
Je m'enquérais que cet état de chose ne l'irriterait point, lui expliquais que mon but n'était que d'essayer de faire de l'humour. Que jamais, ô grand jamais, je ne me permettrais d'être irrespectueux envers elle, ni envers quiconque d'ailleurs. Je lui faisais entendre qu'elle m'arrête avant que l'on ait besoin d'en référer à la Justice.
J'abordais ensuite sa très intéressante analyse lui affirmant qu'elle ne manquait pas d'ironie. Je l'encourageais à écrire tout ceci, un peu comme je le faisais moi-même ici... Je lui garantissais que Le résultât pourrait être assez étonnant... pour elle, la première ! j'en étais persuadé.
Je lui racontais ensuite que j'avais eu parfois l'occasion de participer à des ateliers d'écriture et j'avais été bien souvent surpris de la tournure que cela prenait. Des personnes, a priori sans réelle disposition pour cette matière, nous livrait cependant des textes incroyables. Cela ne représentait qu'une suite de mots seulement bien des fois, mais cela faisait preuve d'une telle force ! Je lui faisais observer que J'en étais encore aujourd'hui tout ému - Une petite larme coulant sur la joue d'un homme à toujours fait son effet chez ces dames.
J'attestais que je trouvais qu'elle avait des facilités à s'exprimer, qu'elle avait le recul nécessaire pour analyser son sujet et qu'elle possédait de la matière à composer... Je l'encourageais donc à foncer.
Et même si, en final, je ne me révélerais être que son seul lecteur, cela me ravirait encore davantage.
C'est pas beau ça comme conclusion ?
Je la saluais Bien A-MI-CA-LE-MENT et lui demandais en postscriptum l'autorisation de la ranger parmi mes amis de ce site. Lui faisant remarquer qu'il s'agissait, pour elle, une nouvelle fois, d'une première !
Quelle chance l'accompagnait donc !
Quelques minutes plus tard, peut être un quart d'heure, j'avais un autre mail d'une Femme du nord cette fois. Elle affichait la cinquantaine sur son profil mais pas du tout sur ses photos... On lui donnait quarante deux ans au pire - En même temps, si la photo datait de huit ans, tout s'expliquait.
Elle se présentait comme douce, aimant l'humour, le ciné, les ballades,
la complicité,.... Qu'elle était à l'écoute et qu'elle aimait partager...
C'est un bon profil pour une rencontre A-MI-CA-LE. Je lui adressais un courrier. Comme je n'avais toujours pas plus de temps, je lui disais qu'à mon habitude j'étais plutôt bavard. Mais elle tombait mal ce jour-là, car j'avais beaucoup de travail.
Je reprenais mon refrain, que vous n'allez pas tarder à connaître par cœur
"Je suis travailleur indépendant et comme je le dis -trèèèès- souvent, sous forme de bon mot, je suis surtout dépendant du travail qui se présente."
Vous aurez remarquez tout de même la petite variation.
Je lui confirmais qu'elle pouvait compter sur moi pour des échanges, si elle le désirait, dans les prochains jours. et Que ce serait un plaisir pour moi.
Je la remerciais encore pour son souhait de bienvenue et espérais qu'elle trouverait sur ce site ce qu'elle y était venue chercher... et même davantage.
Ceci représentant ma deuxième phrase... fétiche, redondante, devrais-je dire.
Pour conclure, un petit : "A-MI-CA-LE-MENT". Devenu déjà véritable signature. Et je postais le tout.
Je reprenais ensuite mon ouvrage, le vrai, celui qui me permet de manger tous les jours - Enfin quand j'en prends le temps : Mais cela est un autre problème !
Mine de rien, durant cette journée, ma page commençait à rencontre du succès... J'avais bientôt eu droit, déjà, à autant de votes que de passages. Et comme je suis quelqu'un de bien élevé et que je tiens à ma parole, je leur envoyais à TOUTES - hé,hé; et oui messieurs, c'est cela le succès ! - au minimum un mot de remerciement.
j'eus cependant à regretter, par la suite, que certains de ces messages n'arrivent jamais à leur destinataire. J'avais dû sous le coup de l'émotion oublier de soumettre ces mails pour en valider l'envoi. Mais je reviendrais là-dessus plus tard, car un autre message de mon amie de Normandie avait atterri de nouveau dans ma boite aux lettres électroniques - Amie en suspend encore à cette minute -.
Celle-ci attestait de cette chance d'avoir, bien malgré elle, pu gagner les faveurs de mon récit : ce roman en direct-live que vous lisez actuellement, pour les plus courageux, "les plus téméraires" serait un terme plus approprié encore. Elle s'enchantait de surcroît d'être la mieux placer d'entre mes amis
Elle ajoutait que pour elle, les affaires allaient bientôt reprendre (ses bambins n'allant pas tarder à se réveiller!!! Elle me faisait part que d'après elle, elle faisait pas un "grand" métier, mais celui-ci néanmoins lui donnait quand même beaucoup des satisfactions et le plus grand des bonheurs : pouvoir être la plus disponible possible pour son fils!!!)
Que tout ceci était charmant.
Par contre, elle m'annonçait qu'elle allait devoir me laisser : pas de grand texte, pas de rimes, rien!!!
Elle n'avait plus assez de temps. et m'invitait à plus tard...
Quelques minutes plus tard, j'avais affaire à une sardine de haute mer(entendre par là, pas une sardine d'eau douce, mais du premier choix, en ce qui concerne la façon de rédiger sa pensée.
Elle écrivait si bien que le fait de copier-coller son message ici me fait craindre une remontrance de la part de la société des auteurs compositeurs et dramaturges, la SACD : Je prends tout de même le risque. Je le fais sans son consentement, aussi j'espère qu'elle ne m'en voudra pas. Je la cite donc :
"Quel talent dans l'écriture ! quelle conviction aussi ! et quel heureux hasard m'a fait revenir sur ce site que je désertais pourtant depuis plusieurs semaines !
Je ne suis ni cette belle perdue que tu as tant de mal à retrouver, ni cette autre belle panthère noire au charme exotique, mais je me permets tout de même de t'envoyer ce message, (trés étonnée d'ailleurs que tu n'en reçoives pas plus.)
Les gens manquent peut-être de courage (et surtout de curiosité) pour te lire jusqu'au bout...
Ce n'est pas mon cas, mais je déplore de ne plus avoir ton texte sous les yeux, car en te lisant, beaucoup de choses me venaient à l'esprit, et puis...oups ! tout est parti...
Je ne sais d'ailleurs pas depuis quand tu es ici, ni si ta situation de grand désert a évoluée, mais tiens ! pour une fois, je vais réactiver mes alarmes email pour voir si tu me réponds.
Voilà ! simple curiosité pour tenter de connaître un peu mieux le personnage qui se cache (ou qui ne se cache pas d'ailleurs), derrière ce si long et si joli texte (pas banal pour un site comme celui-ci).
Je suis moi-aussi à la recherche de gens perdus, ils n'étaient pour moi que des amis, mais ils me manquent beaucoup. Je pense toutefois, que mon amitié ne leur suffisait pas. Quel dommage ! (pour moi).
C'est si dur à trouver l'amitié avec un homme, dans le virtuel comme dans le réel d'ailleurs. Oui, je sais, ça n'existe pas, et continuer d'y croire et de la chercher après 40 ans relève peut-être de l'immaturité, alors disons que je suis immature.
Enfin ! cela me permet au moins de continuer à espérer en écrivant ce message...
Au fait, on est pas aux élections et je ne me présenterai pas de toutes façons, mais merci d'avoir voté pour moi..."
Voilà messieurs de la SACD, amenez-moi votre facture, je payerai en temps et en heure.
Je prenais le temps de lui répondre. Décidément mon client aurait dû s'inscrire sur ce site, il n'en aurait eu que plutôt le résultât de mon travail.
Je lui souhaitais un Bonsoir respectueux, comme on le fait tous, Non ?
Je la remerciais pour tous ces compliments. Je ne savais si j'en méritais autant. Je lui précisais qu'en fait, je n'étais inscrit sur ce site que depuis la veille.
Que J'étais - et que je le suis encore - sur l'autre site. Le clone de celui-ci plus destiné aux parties de jambes en l'air. que cela faisait deux mois. Qu'une amie connue là-bas m'avait parlé de celui-ci, et comme elle-même avait disparue de là-bas, c'est moi qui étais venu ici.
A ce stade, je doutais que ce nouveau contact ne soit pas déjà perdu.
Je lui transmettais qu'en ce jour, j'avais peu de temps pour lui répondre en détail, ni même pour poursuivre ma tâche (l'écriture de ce récit). Que j'étais travailleur indépendant et comme je le disais souvent - pour faire un bon mot - bla bla bla bla bla bla...
Je lui assurais que je prendrais le temps de lui écrire ce week end.
Je rajoutais tout de même que, pour faire court, ce texte était un jeu. Que J'aimais écrire comme cela me venait, sans posséder, à la vérité, de connaissance en littérature, juste au feeling. Que j'avais plaisir
à me savoir lu, et que cela n'allait pas plus loin. C'était de l'improvisation. une expérience dans le temps, pour voir où cela allait me mener. Je lui confiais que j'aborderai le sujet bientôt de mon intérêt à procéder de la sorte. Mais je lui assurais que cela n'était qu'un amusement. Que je ne me prenais pas du tout au sérieux. Que j'essayais juste de le faire avec sérieux.
J'attestais aussi que Non, je ne cache rien, enfin rien de décent.
Que le narrateur de ce texte n'était qu'un infime partie de ma personne, car ce qu'il pouvait écrire, soit ! je le pensais, mais j'aurais été certainement incapable de le dire face à mes interlocuteurs. Je me cachais plus dans mon quotidien qu'ici. C'était une certitude. J'étais quelqu'un de discret et qui cherchais surtout à ne pas trop se faire voir à son habitude.
Je lui avouais que le contenu de mes textes m'étonnait bien souvent. que je n'étais pas le seul à ressentir cela. Toutes les personnes que j'avais croisées et qui s'étaient essayées à l'exercice, ont partagé ce sentiment elles-aussi.
je lui refaisais le coup des ateliers d'écriture. Un truc qui marche bien aussi pour faire de vous un garçon plus digne d'intérêt que vous ne l'êtes en vrai. J'en ai d'autres des trucs comme cela. Je vous les délivrerai au fur et à mesure, même si un véritable illusionniste ne révèle jamais ces tours de passe-passe.
Je lui faisais part d'ailleurs qu'en écrivant cela, je me trouvais un peu ridicule devant elle. Elle avait une écriture si parfaite que j'aurais pu en faire des complexes...
Je n'étais pas quelqu'un qui écrivait correctement - loin de là - mais, plus, une personne qui avait beaucoup d'idées. C'était ma "force". toute la difficulté restait - reste - d'ailleurs de savoir me freiner. c'est pourquoi une écriture spontanée me correspondait peut être mieux. Les textes que j'avais pu travailler réellement se révélaient presque trop fournis, imbuvables pour beaucoup.
J'étais désolé de ne pouvoir poursuivre. J'avais du travail qui m'attendait. je lui donnais juste la référence d'une autre page de cet autre site concurrent; mais géré par les mêmes personnes . Lui annonçant qu'elle y trouverait d'autres textes.
Je la remerciais encore pour tout, et l'invitait ce week end à un "re-contact". J'y ajoutais ma base-line : A-MI-CA-LE-MENT.
Voici la réponse que je reçue dans les minutes qui suivirent. Messieurs de la SACD, vous enverrez la taxe à la même adresse.
"lol ! amusant ça ! je suis moi-aussi sur cet autre site depuis 2 mois, mais avec un profil "de ouf" pour souligner la dérision que je donne aux sites de rencontre. Et puis, avec 2 profils différents, ça me permet (à moi aussi) de faire ma propre expérience, pas tellement en étant lue, mais en lisant, ou parfois en répondant à certaines annonces.
Bref on s'amuse (sur soi) comme on peut... [Gniark Gniark]
Et voilà, puisque je viens de te mettre dans la confidence, sur "BIPBIP.com", je suis : "Bip,bip" (oui, mes pseudos sont toujours soigneusement choisis par rapport à l'amusement que je tiens toujours à souligner) et puis, ils sont également faits pour éviter les amoureux transis. Je me tape parfois quelques agressifs, (on se demande bien pourquoi !) mais sans plus.
Si tu veux freiner ton écriture, rien de mieux que l'écriture spontanée du msn, on y fait énormément de fautes d'orthographe, mais cela apprend l'esprit de synthèse, et empêche une réflexion trop perfectionniste.
Je l'ai moi-même expérimenté (et pas toujours à mon avantage, mais qu'importe !...) là-aussi, on en apprend sur soi-même...
Pas de problème pour ce week-end, (plutôt sur "Bipbip.com") Ce sera avec plaisir. Quant au travail, pour moi, la phrase serait plutôt : - totalement indépendante par rapport au travail - puisque je n'en ai plus et ne m'en plains pas, ce n'est pas encore le moment pour moi de m'en inquiéter, et je profite de mon année sabbatique.
Merci à toi-aussi pour ton compliment sur mon écriture, je trouve la tienne mieux, mais bon ! on va pas faire une compétition, lol ! (ni d'écriture ni de compliments).
Voilà, j'ai fait le tour je pense, enfin... Le 1er tour ! après, ce seront les tours et les détours en colimaçon du grand labyrinthe de la communication humaine ! parfois comédie, parfois enrichissante, ou décevante, souvent sympathique, mais toujours intéressante.
A ce week-end AMI-CALMEMENT."
Je vous avais prévenu, c'est de la sardine de luxe !
Je remettais donc ma réponse à ce week-end. Ce dernier se présentait déjà comme un Week end de labeur.
Ce n'est que le lendemain, le vendredi 4 juillet, aujourd'hui donc pour moi, que je m'octroyais une nouvelle pause pour répondre à ma désormais "Amie", autorisation et validation à l'appui.
Je lui indiquais que ma mission n'était pas entièrement achevée et pourtant je ne pouvais m'empêcher de venir voir ce qu'il se passait à cet endroit... Que c'était l'excitation de la nouveauté, certainement... A moins que...
Vous ne pouvez pas savoir la quantité de choses contenue dans cette simple locution chez un garçon comme moi : "A moins que ?..."
Je lui notifiais Que j'avais eu là une bonne idée que de me connecter à cet instant, car elle se voyait elle-aussi dans ce cas. Je lui prédisais qu'elle allait avoir ainsi droit une salutation en temps réel, enfin presque.
Dans son précédent message elle m'apprenait que ses affaires reprenaient.
Je lui demandais ce que je devais entendre par là ? Je le savais, bien entendu, mais il est bon de paraître naïf auprès des dames afin de leur tirer une pantoufle de vair du nez. J'augurais peut être que, puisque c'était les vacances scolaires, elle avait la charge - bien agréable - de son fils.
Une tournure de phrase qui avait tout pour séduire la mère de famille.
Je supputais qu'elle travaillait de façon saisonnière à vendre des glaces sur une plage de la Manche et qu'elle entrevoyait déjà, vu le temps, qu'il y allait avoir de la fraîche". Cette petite note d'humour avait elle-aussi de quoi toucher la belle. J'espérais tout de même, que dans ces conditions, elle aurait du temps pour venir me rédiger un petit message à l'occasion.
Cela consolidait mon véritable désir à poursuivre nos échanges.
Puis, je faisais enfin preuve d'une lueur d'intelligence en lui proposant :
"- A moins que vous ne gardiez des enfants ? Le plus beau métier du monde !".
Il y a des phrases comme cela qui font "mouche" dans le cœur de ces dames.
Je lui signifiais que je reprendrai ce soir mon clavier pour lui composer une musique douce à lire, dont Richard Claydermann lui-même, ce pianiste d'ascenseur hors pair, m'envierait. Une phrase apparemment gratuite, mais qui avait malgré tout l'avantage de relever mon côté mélomane. Ce qui peut toujours être payant.
Un risque cependant planait au dessus de cette comparaison : qu'elle ne soit fan de ce musicien coiffé à la Claude François (ou à son frère Valérie : François Valérie). En conséquence, elle m'enverrait paître sous le coup d'une symphonie Cacophonique, telle que savent le commettre certains de ces auteurs contemporains, bénéficiant très souvent, et c'est un scandale, de grasses subventions de l'état.
Je la quittais en lui souhaitant une bonne après midi.
Durant les heures du midi, j'avais à nouveau quelque chose à me mettre sous la dent. Il s'agissait de retour de cette belle de 50 ans, qui n'en paraissait que quarante-deux sur sa photo datant de huit ans.
Elle me donnait un petit bonjour.
me remerciant de lui avoir répondue... Elle ajoutait qu'elle serait enchantée de faire plus ample connaissance et qu'elle trépignait au plaisir de me lire... Là, le "trépignement", c'est une broderie de ma part : Est-ce un souhait, un espoir... Qui sait ?
A 16h41
Mon Amie de Normandie me transmettait une salutation en temps réel... Elle déplorait toutefois que c'était l'heure du goûter et qu'elle devait donc devoir y retourner.
Ses regrets étaient pour moi un espoir.
Elle me garantissait de me réécrire ce soir-là, quand la maison serait redevenue... calme.
Je n'osais pas lui renvoyer quelque chose de suite, de peur de dire un mot de trop qui gâcherait ce rendez-vous divin.
Car des mots de trop, j'en fais mon lot. Regardez plutôt en arrière !
Je dois avouer que de temps à autres, pour m'évader de mon travail, j'étais venu sur les galeries de ce site pour cliquer sur toutes celles qui pourraient gagner sans mal mes faveurs, sans même qu'elles n'insistassent outre-mesure.
Suite à cette "cliquerie" inconsidérée, j'eus quelques retours : Peu, mais des fameux !
Il s'agissait, en fait, de votes pour ma page. Et comme je suis un garçon bien élevé... Vous connaissez la suite.
Je contactais donc une jeune femme d'une trentaine d'années qui avait cliqué pour moi par deux fois, à défaut de craquer. Je la remerciais pour ses votes, même s'il ne s'agissait que de retour de politesse, cela faisait chaud au cœur. j'ajoutais qu'elle comprendrait en lisant ma fiche.
Tiens, Messieurs, vous avez vu le petit truc, là ?
Je m'explique : je dis à cette demoiselle que je pense que, peut être, il s'agit d'un vote de politesse... Mais les femmes sont trop intelligentes pour agir ainsi. Cela n'arrive jamais. Vous êtes d'accord avec moi ?
Le fait donc de douter, amène automatiquement la jeune femme à vous retourner l'assurance qu'elle a effectué ce geste en toute conscience et que ses raisons étaient bien définies. Certaines-même vous détaillent les qualités qu'elles ont pu déceler en vous, physiques ou intellectuelles - Parfois les deux, mais c'est plus rare ! Il faut bien l'avouer.
Reste à vous d'amplifier ces qualités lors de vos futurs entretiens et l'affaire est dans le sac... Je demande aux gestionnaires de ce site de brouiller ce passage à l'attention des dames.
Reprenons.
J'espérais néanmoins que je pouvais me tromper, et que ce vote était bien un acte réfléchi et assumé, et que nous aurons l'occasion d'échanger bientôt.
Nouveau brouillage :
Voyez,Messieurs, si la jeune femme ne se range pas de votre côté, elle se fait passer illico pour une demeurée... Ce que l'on ne peut trouver sur ce site, on est d'accord.
Je lui ajoutais une remarque toute particulière à propos de ces photographies qui étaient ouvertement aguichantes :
"Laissez-moi juste vous dire - et ce n'est pas pour vous blesser aucunement - mais je trouve que pour quelqu'un qui ne recherche pas d'homme, vous y allez fort, question photos. Elles sont adorables, ce n'est pas le problème... enfin, ce va devenir le vôtre, de problème, car tous les mecs de ce site, quand bien même ils ne viendraient ici QUE pour l'amitié - ils ne sont pas nombreux, vous pouvez me croire - vous allez sans tarder les désaxer... Et des désaxés, ici, il y en a bien suffisamment."
Je concluais par une gentillesse qui fait toujours plaisir à sa destinataire :
"Je vous le dis, mais vous le savez déjà. : Vous êtes une personne extrêmement charmante ! Ce que vous ignorez peut être, c'est que cet état de chose ne fera qu'amplifier mon plaisir de vous écrire."
Voilà c'est un peu pompeux, mais cela fait toujours son effet.
Et bien entendu, je reprenais ma chanson :
"J'espère que ce site vous apportera ce que vous êtes y venue chercher... et même davantage. et bla bla bla et bla bla bla...
Quand on a une bonne conclusion, on la garde ! Attention ! il y a un copyright !
Base line : A-MI-CA-LE-MENT.
Tout ceci est déposé auprès de la SACD...
Messieurs de cet organisme, il serait bon, aussi, de veiller à MES intérêts !
Dans les minutes suivantes, j'avais sa réponse.
Elle me remerciait pour mon vote également(Que de remerciements sur ce site ! Si nous pouvions connaitre cela tous les jours !.
Elle adhérait ensuite à la vérité que les désaxés, ici, étaient nombreux. Elle me fit part de sa timidité, mais me laissait entrevoir ses réels intentions :
-"C'est vrai que je suis sur ce site pour amitié uniquement. Quand je recherche autre chose, un peu plus de piquant, je vais voir ailleurs.
Et puis, il est vrai que je recherche des amies avant tout. Mais, comment dire, c'est peut-être parce que j'aime également ces dames, de façon pas toujours très "amicale..."
Vous la suivez ?... Moi, oui !
Je lui répondais :
"S..., je crois comprendre la subtilité.
Je ne peux tenter de vous résoudre à changer d'opinion car je suis moi-même adepte de ses façons "pas toujours amicales" de combler ces jeunes dames... Même si, je ne comprends toujours pas pourquoi vous ne vous contentez pas d'un "deux-en-un".
C'est sûrement que de subir ne vous suffit pas, il vous faut aussi agir.
Je lui demandais de m'excuser si d'aventure je relatais certains passages de nos entretiens. c'était pour le bien de mon œuvre.
Et que si cela pouvait la gêner qu'elle me le dise.
Elle m'adressait un autre mail instantanément comme pour s'assurer de ma bonne compréhension :
-"Entendons nous bien, je ne suis pas uniquement attirée par les femmes, j'aime autant les hommes.
Et en ce qui concerne ton oeuvre, aucun problème pour moi, j'ai trouvé ça très original et très charmant."
Ni une, ni deux, je faisais : "Jacky, le retour du retour"
-"Oui, j'avais bien compris la subtilité. C'est pourquoi je parlais de "Deux-en-un" pour évoquer un homme. Un homme qui prend le temps de faire les choses comme il le faut, il va sans dire.
A bientôt S... Ce sera un plaisir que de discuter avec toi de chose et d'autre, d'elle et de lui.
Mon œuvre attend. J'ai un chapitre de retard et tu vas y avoir ta place !"
Tiens, ben voilà encore une preuve que je maintiens mes promesses !
Je poursuivais mes obligations de gentleman en m'adressant cette fois à une très jolie femme belge d'une quarantaine d'année :
Les remerciements d'usage. les petits trucs qui font "mouche" :.
"Même s'il ne s'agit que d'un retour de politesse, cela fait chaud au cœur. Vous me comprendrez en lisant ma fiche."
Désolé pour les répétitions !
"J'espère néanmoins que je peux me tromper, et que ce vote était bien un acte réfléchi et assumé, et que nous aurons l'occasion d'échanger bientôt."
Aller, messieurs, recopier donc tout cela, de toute façon, j'ai peu de regard sur vos agissements.
Je lui confiais plus particulièrement :
-"J'aime vos photos, car j'ai une fille métisse qui a dix ans et qui vous ressemble déjà. J'espère qu'elle sera aussi charmante que vous, une fois adulte. C'est en de bonne voie. Vous me direz : "avec un père comme elle a"... lol...
Non, je crois surtout qu'elle à eu beaucoup de chances au tirage."
Il est toujours important de pouvoir rire de soi-même pour ne pas passer pour un prétentieux de première... Surtout que dans mon cas, il n'y a pas lieu de l'être.
Je lui redonnais un petit coup de :
"Je vous le répète, mais vous le savez déjà. : Vous êtes une personne extrêmement charmante ! Ce que vous ignorez peut être c'est que cet état de chose ne fera qu'amplifier mon plaisir de vous écrire."
Désolé, vraiment désolé !
Quant à la conclusion, reprenons la donc tous en choeur :
"J'espère que ce site vous apportera ce que vous êtes y venue chercher... et même davantage."
Base line : A-MI-CA-LE-MENT
Voilà, encore une bonne chose de faite !
Puis ce fut le tour d'une bien charmante québécoise.
Sur sa fiche, elle mettait en avant les avantages de sa carrosserie et du carénage de son harley. Après l'évocation de ma gratitude pour son geste, je lui confiais, plus comme une boutade qu'une envie réelle :
-"Une ballade en Harley doit être agréable, surtout bien accroché à vos hanches... Mais Québec, c'est un peu loin malheureusement...
Nous nous contenterons de ballades sur nos claviers respectifs."
C'est là qu'intervient le refrain... Tous ensemble :
"J'espère que ce site vous apportera... Na,na;na;na... aller ! faites un petit effort de mémorisation, tout de même !
Pour en finir avec tous ces remerciements, je contactais cette Drôle de jeune fille qui allait m'étonner.
je passais donc à cette nouvelle admiratrice un premier message bourré de ces astuces que je viens de vous délivrer précédemment. Je ne reviendrais pas dessus, c'est promis.
Elle réagissait sans attendre - comme quoi ces astuces fonctionnent.
Elle disait ceci :
"C'est à dire que votre fiche est un véritable roman!
je ne suis pas nouvelle ici, mais je me fais modérer régulièrement !
j'ai trouvé ce que je cherchais, c'est à dire une façon ludique de passer le temps.
En passant, j'ai vécu à Bezons il y a un petit moment déjà."
Je ne pouvais laisser passer une perche comme celle-là. Je rédigeais donc :
"Ce n'est pas encore un roman, mais cela pourrait le devenir, qui sait. Un écrivain ne sait jamais où va le mener la première de ses phrases. En même temps, ce n'est pas mon métier, donc, j'ai le droit de croire que ce texte ne dépassera pas la diffusion de ce site, et c'est peut être mieux ainsi pour tout le monde.
Se faire modérer : ce n'est pas une chose qui m'est étrangère non plus. Je relate sur un autre site - que vous connaissez peut être : "Bipbip.com" - le début de mes mésaventures en cette place. Je vous donnerais la référence de ma page, si vous le souhaitez.
Mais, vous ? vous semblez être une jeune femme bien comme il faut. Comment est-ce possible que vous ayez eu un écart de langage qui amène le gestionnaire de ce site - Dieu Tout Puissant - à vous écarter de nous ? Racontez-moi cela , mais mettez-y des pointillés pour ne pas replonger.
Vous avez donc vécu à Bezons ? comme c'est étrange.
C'est donc cela. Tout s'explique : Cette ville a perdu énormément en vous voyant vous en éloigner !
Quand j'y pense, cela me rend malade !
Un drôle de drame !"
Sa réponse s'en suivit :
- "Quelle verve !"
Non ! Messieurs, un peu de sérieux ! C'est de 'verve' qu'elle nous parle... Ils sont terribles ces hommes !
je reprends donc :
-"Quelle verve !
oui, je connais "BipBip.com", c'est d'ailleurs de là que je me suis faite éjectée. Comme les administrateurs du site sont les mêmes qu'ici, je me suis fait virée de waza également!
mon franc-parler n'a pas fait l'unanimité et je n'ai respecté quasiment aucune des règles débiles de ces sites! "
Notre échange était devenu un véritable dialogue. A mon tour je lui soumettais :
-" Et bien ! Peut être qu'en définitive Bezons n'a rien perdu... lol
Vous êtes étonnante. On vous donnerait pourtant à garder le petit jésus sans même chercher à avoir vos références dans le Babysitting, tant votre photo nous évoque une jeune fille tirée à quatre épingles, de bonne famille et d'une douceur exemplaire.
De quelles règles d-é-b-i-l-e-s, voulez-vous me parler ?
Voyez comme je suis prudent de ne pas heurter la sensibilité de notre grand Manitou... Et pour un Manitou, c'est un grand "manie tout""
- la liberté d'expression pour moi c'est essentiel, me fit-elle, et certains s'estiment supérieurs à d'autres et décident ainsi des les éliminer!
Ca ne passe pas et je le dis !
chacun est libre de dire les c.o.n.n.eries qu'il veut - à mon sens - même si ce ne sont que des c.o.n.neries!
Et en effet, il ne faut pas se fier à mon visage angélique , ce serait courir à sa propre perte !
- Gloups ! j'en ai des frissons dans le dos.
Je n'en rajoutais pas plus, préférant attendre qu'elle soit calmée pour poursuivre dans la sérénité.
Attention le prochain chapitre, c'est le premier grand échange avec la belle normande...
Mais que vont-ils se raconter ces deux tourtereaux, venus ici, tous deux, pour l'A-MI-TIER !!!
Dimanche 6 juillet 2008, 18h45
Pour un roman en direct live, il y existe un léger décalage dans le temps, entre l'action, l'écriture et la diffusion. J'espère que vous ne m'en voudrez point.
Si cela peut vous rassurez, cette réalité me permet cependant, dés cette ligne, d'être informé avec exactitude du déroulement de ces deux derniers jours. Aussi, je me réjouie en vous invitant à vous installer bien confortablement face à votre écran, car ce que vous allez lire à présent va s'avérer palpitant.
Voilà une mise en bouche digne d'un épisode de la série: "Alfred Hitchcock présente"
L'action donc se passe le Vendredi 4 juillet, au soir. Il est 20h07, quand un nouveau mail apparait dans ma boite aux lettres : "Re : Coucou de..."
Que se "re" est charmant à son tour !
Vous l'avez compris ! c'est bien ! vous êtes attentifs ! c'est de nouveau la Belle de Normandie qui se révèle d'une ponctualité exemplaire. Ce qui est plutôt bon signe pour la suite de nos petites affaires.
Elle commençait son mot par cette affirmation :
-"Gagné !"
Décidément, c'était de mieux en mieux !
Enfin, ce quelle souhaitait dire par là, c'est que c'était gagné pour moi, puisque, oui, elle gardait bien des enfants.
Elle me confiait que cela n'était pas toujours simple d'être à la maison, mais que néanmoins elle en retirait beaucoup de satisfactions et de plaisir à garder ces bout'choux !
Elle rejetait ma suggestion à propos des glaces sur les plages de Normandie, me précisant que depuis quelques jours le temps était plutôt maussade... et que c'était tant pis pour leurs touristes qui arrivaient en masse.
Avec beaucoup d'humour, elle me faisait remarquer que Monsieur claydermann avait beaucoup de succès, et que celui-ci serait bientôt en tête des classements. elle le pensait. Et que d'ici quelques jours, j'aurai dépassé tous les "torse-nu" du site.
Comme si ce plaisir ne me suffisait pas, elle m'annonçait qu'elle allait de ce pas y mettre sa petite contribution. Elle m'invitait à la retrouver plus tard.
C'était bien mal me connaître... j'étais à l'affût. Je me ruai sur mon clavier. Mes touches s'en souviennent encore.
-"Oui. je suis étonné du résultat moi-même. lui écrivais-je donc. Figurez vous que je suis aussi inscrit sur le site "BipBip.com" depuis plus de deux mois... Mais, bien que ma page soit là-aussi bien étoffée. je n'y ai pourtant jamais connu un tel succès en une seule journée...
Pensez-vous que si j'y ajoute mon torse cela fasse exploser les scores de ce site ?
Je lui proposais, en guise de conclusion, de lui donner à l'occasion la référence de cette page sur ce site concurrent.
Je soumettais ce mail. Ce courrier tout juste émis, je m'étonnais que ma boite contenait un message de plus. J'ouvrai ce "Re : Coucou de..." impatient et inquiet dans le même temps. Ce message me parvenait tout de même avec beaucoup d'empressement. Même si la belle avait déjà craquée pour le bonhomme. Cette promptitude avait de quoi semer un doute.
J'avais eu raison de m'en tourmenter. Car ce nouveau message avait tout d'une désapprobation :
-"Trop tard ! j'ai voté !!! Si j'avais su que je serais comparée, avec mes copines, à une sardine...
Heureusement cette phrase était suivit de "rires". Je fus rassuré et appréciai plus que jamais son sens de ma plaisanterie.
- Mais non, lui rétorquais-je avec un brin de gêne, indécelable dans ce mail bien entendu. Ne vous en faites pas, tout n'est qu'humour... De plus, je dois avouer que vous avez ma préférence... Vous êtes toujours ma seule amie à ce jour.
Et j'ajoutais une gentillesse, histoire de détendre l'atmosphère. "Il ne tient qu'à vous d'être l'héroïne de ce roman à diffusion limité. lol"
Il n'y a pas photo ! Celui qui à mis en place les fameux "lol"était un malin, un génie devrais-je dire..
- tout n'est qu'humour aussi chez moi ! reprit-elle. Mon avis sur le "torse nu"??? Ce serait dommage de faire comme tout le monde !!!! Je trouve l'idée du "roman à diffusion limitée" bien plus originale!!!!! en tout cas, c'est mon avis!!! demandez aux autres sardines!!! elles vous diront ce qu'elles en pensent!!!
Je ne sais pas si vous avez remarqué le nombre de points d'exclamation que peut contenir ce message. Cela veut sûrement dire quelque chose. Il faut que je prenne conseil chez un comportementaliste.
J'y retournais de plus belle.
- Le problème c'est qu'une sardine , cela ne parle pas : C'est une carpe en d'autre terme. Votre avis me suffira donc pour faire comme à mon habitude : ne pas trop compter sur mon physique pour éveiller l'attention. C'est bien plus sage, vous pouvez en être certaine.
La conversation était lancée :
- Pas si mal... Remarquait-elle Vous êtes 205ème au classement!!! Je ne regarde jamais ce truc... mais... voilà, je l'ai fait pour vous!!!!!
- C'est gentil de votre part de vous soucier de mon ascension locale. Je n'y prête aucune attention en général. Et vous-même, êtes-vous bien placée ? De chez moi, vous êtes LA première, je vous le rappelle. Ce n'est peut être qu'une maigre consolation ?
- je viens de regarder(et j'y prête aucune attention moi non plus!) et ... suspense... je vous dépasse !!! je suis 192ème!!!!
- C'est trop peu à mon goût... Ne regardons que nos propres classements, ceux à partir de nos fiches respectives. Et donc pour moi, vous êtes la première... Et vous demeurerez à cette place tant que vous ne m'aurez pas prié de la retirer, Foi de pêcheur de Sardines !
Même si tout ceci ressemble à de la flatterie gratuite, je pensais, pesais, posais chacun de mes mots.
C'est elle qui dériva de sujet.
- Je peux vous demander ce que vous faites comme boulot ? Je ne pense pas que ce soit indiscret...
- C'est un peu indiscret, il est vrai. Mais, je vous le dis tout de même.
Je travaille dans le secteur de la publicité. Pour être plus précis, je vous dirais que je suis illustrateur en publicité. Ce travail assez spécifique sert à vendre des campagnes d'affichages ou de films publicitaires. Nous répondons au doux nom de "Roughman"... Mais je vous invite à passer sur le site de mon agent afin que vous vous en fassiez une idée plus précise.
J'accompagnais donc un lien à ce mail.
- alors pardon si c'est indiscret.... Je ne recommencerai plus!!!
- Non, non, ce n'est pas grave. J'aurai droit, moi-aussi, à Ma question indiscrète... un jour...
Voilà encore un truc assez fort, Messieurs... Ces histoires de petites indiscrétions sont courantes dans ce genre de conversations. A vous de savoir les utiliser pour acquérir un droit auquel vous n'auriez jamais pu accéder au préalable.
Elle avait de la conversation. Voilà qu'elle changeais une nouvelle fois de thème.
- un jour, j'étais en contact avec un jeune homme : sa deuxième question pour moi a été : tu mesures combien ? et la troisième : je vous le donne en mille !!! Tu pèses combien???!!!!!! Jamais eu de nouvelles!!!!! Allez comprendre!!!!!
- C'est sûrement que vous avez dû avoir affaire à un mathématicien avec des théories bien à lui sur des études comparées. Rassurez-vous, il y a des génies qui n'ont jamais abouti au moindre résultât, si ce n'est de prouver que leur coefficient intellectuel était plus grand que celui d'un autre.
Et, de plus, pour ma part, je n'entends rien aux mathématiques.
Son aisance à passer d'un sujet à l'autre en était déroutante :
- où je vous situe??!!!!
Elle répondait là à une question que je m'étais posé dans ce récapitulatif, ce journal de bord que vous lisez actuellement.
- Et bien je ne sais pas...... poursuivait-elle. Pas facile... entre "bombe de premier choix" et se trouver assimilée à une sardine (même si c'est la aussi une marchandise qui peut être de premier choix...) je ne sais pas....
Une fois encore, ma réaction à cette interrogation se devait délicate. Aussi, Je préférais ne rien ajouter afin qu'elle ne se fasse une opinion que le plus tard possible. A cet instant, j'avais quelques bourdes à rattraper.
Elle revenait sur ma remarque précédente à propos de ce Mathématicien de Génie
- oui!!! sans doute faisait-il des statistiques sur la population wazamienne!!!!!! Il n'a pas été déçu du voyage!!! C'est moi qui vous le dit!!!!!
- Ne me dites surtout rien... J'en ai les jambes qui flageolent...
Bon et ce lien vous avez réussi à l'ouvrir ? me souciais-je, assis SUR mon siège.
- Je n'ai pas encore essayé... Osait-elle me dire.
Je lui apportais donc toute mon aide :
- Prenez donc tout votre temps... Lui fis-je. Saisissez votre souris délicatement. Faites en sorte de surligner ce lien. Là, prenez une petite pose, un petit café peut être... ensuite cliquez donc à droite... choisissez "copier"... N'allez pas trop vite malheureuse... Voilà... très bien... allez vous détendre une peu... étirez-vous... bien, vous êtes prête pour une nouvelle étape. Placer la flèche dans le navigateur... cliquez, puis cliquez une nouvelle fois à droite ... Prenez votre temps... on n'est pas pressés... vous y êtes maintenant ? faites "Coller"... Doucement, pas besoin de cliquer trop fort... Ca va ? Bon, allongez-vous cinq minutes... En vous relevant, vous appuierez sur la touche "entrer"... Voilà on y est.
- ma parole!!! Mais vous vous moquez de moi!!!!!! Alors je vais mettre ça sur le compte de la fatigue... Car vous êtes fatigué n'est ce pas????!!!! Quand on est fatigué parfois.. On divague... On dit n'importe quoi.....
Apparemment, ces conseils furent efficaces malgré tout.
- Très sympa ce que vous faites.... Moi qui n'est pas de grands talents de dessinatrices(c'est pas mon fils qui dirait le contraire!!)... Très sympa...
- Il est vrai que je "dis vague" souvent. Merci pour vos compliments S..., cela me va droit au cœur... En plein cœur, je dirais même...
Je ne sais plus pourquoi à ce moment-là, je tardais à répondre. Je m'étais peut être endormi ? Elle en tout cas était toujours bien éveillée.
- Vous en mettez du temps pour me répondre!!!!!!! Un petit souci pour trouver les touches peut être???!!!!! Je vous explique si vous voulez!!!!!!!
Vous croyiez qu'elle ce moquait de moi, là ? j'essayais de m'en sortir tant bien que mal.
- Non, non, je suis là... vous ne prenez pas en compte le temps que j'ai eu à rédiger l'avant dernier mail... J'ai droit à une pause de temps en temps ? En plus, je trouve que vous avez accéléré le rythme... Je n'arrive plus à écrire mon roman en parallèle.
- non pas que je m'ennuie en votre compagnie, mais.... mon réveil(et là, je parle de mon fils) viendra sûrement me réveiller de bonne heure demain matin (il est matinal...mais bon...)....je vous souhaite une bonne nuit et pleins de nouvelles rencontres... Ou de poissons(attention il y a de tout!!!)dans votre filet!!!.....
- Vous savez les rencontres ne sont que des prétextes... J'ai déjà trouvé une amie, alors je ne vais pas non plus alarmer toute les femmes de ce site... J'aurai plaisir à poursuivre cette amitié, S... Croyez-moi ! J'espère qu'il en sera de même pour vous.
Et je lui souhaitais une bonne nuit.
Cette soirée avait été palpitante, non ? pas pour vous ? Chez moi, en tout cas, mon cœur a battu la chamade tout au cours de cette longueur, et il y eut même des moments forts, proche de l'évanouissement.
Mais toutes ces émotions ne furent rien par rapport au deuxième entretien que l'on eut tous les deux, deux jours plus tard.
Lundi 7 Juillet 2008, 12h34
Ma nuit a été courte mais je vous raconterai cela prochainement.
Poursuivons dont ces histoires d'A-MI-TIÉS, là où nous nous étions arrêtés.
Le samedi 5 juillet au matin, à 8h37 et 40 secondes très exactement, je soumettais ce mail à ma Belle amie :
- Bonjour S...,je vais aller courir ce matin. C'est une chose que j'essaye de faire le plus régulièrement possible : entendre chaque matin, dans la mesure où mon travail me le permette. Une heure à deux heures d'exercices allant du footing aux étirements obligatoires afin d'éviter les courbatures. Je vous retrouverais peut être plus tard dans la journée. Je serais certainement ici pour composer mon récit. Vous me ferez un plaisir fou que de me perturber dans ma tâche. Bonne journée, S... Jacky
Messieurs, je m'adresse à vous, si vous êtes toujours là : Analysez bien ce passage... En cherchant à expliquer une éventuelle indisponibilité ce matin-là, j'en profite pour passer une information importante, cruciale même dans certain cas. Car toutes les femmes sont avides de ces détails. En effet sous couvert, donc, de présenter de manière indirecte des excuses pour mon absence matinale, je délivre mon souci de demeurer en pleine forme physique, et donc atteste du soin que j'apporte à ma personne. Cela reste primordial dans la bouche de toutes les femmes, même si celles-ci oublient bien souvent d'appliquer l'ensemble de ces bienfaits à elles-même.
Elle me répondait neuf minutes de vingt-cinq secondes plus tard :
- bonjour...de p... ....oh je suis désolée de vous le dire, mais... ici... la plage... un temps magnifique ce matin (qui je l'espère va durer!!)et pas de footing ce matin mais plutôt....plage cet après midi!!!!!! je vous souhaite une très bonne journée et vous dis à plus tard!!s...
Mon dieu, que tous ces pointillés me donnaient des frissons ! Il faut absolument que je consulte ! Je lui retournais :
- Il y a des raisons qui l'emportent sur d'autres.
Profitez bien de ce temps pour vous adonner au plaisir de la plage.
Car quelque chose me dit que si nous avons une saison similaire aux deux dernières années, il est bon de ne pas négliger le moindre rayon de soleil.
Bonne journée donc S..., ne manquez rien, vous n'en aurez que plus de choses à me raconter. Amicalement. Jacky
J'étais parfait !
Elle aussi était parfaite :
-"oui... Ma raison, c'est mon fils... Je n'ai pas beaucoup de temps "sans lui", alors pas facile de penser à soi... Mais bon, c'est ainsi... A plus tard...
Une femme qui regrette ne pas avoir le temps de penser à elle, c'est souvent pour vous dire qu'elle regrette - ou non- ne pas avoir de temps pour penser à vous.
Sans avoir fait d'étude en psychologie, je tentais de lui apporter mon soutien :
- Pensez donc à lui et pour lui. C'est une chose que je peux comprendre. J'ai moi-même une fille de 10 ans et quand je suis avec elle : La vie s'arrête. Je ne me consacre qu'à sa vie. De plus, un méchant juge ne me permet de la voir que occasionnellement, tous les quinze jours et une partie des vacances. En pensant à son bonheur et à son éducation, vous pensez à vous, vous gérer votre trésor ! A très bientôt, S..."
Même le docteur Freud, en personne, n'en reviendrait pas de mon habilité !
C'est ce matin-là, qu'en me rendant de façon régulière dans ma boite mail que je m'aperçus que n'apparaissaient pas, dans mes messages envoyés, certains courriers que j'étais pourtant certain d'avoir émis. S'agissait-il d'un bugg ou plus probable une mauvaise manipulation de ma part ? je n'en ai jamais rien su. Cependant je tenais à corriger cette chose, car je trouve important de remercier les personnes qui vous marque un minimum d'intérêt. Je m'adressais tout d'abord à une superbe jeune femme, Brésilienne de surcroît, qui avait été la deuxième à voter pour moi.
Je lui faisais tout d'abord part de mon étonnement de constater que le message que j'avais composé à son attention n'apparaissait pas dans ma boite d'envois... je m'interrogeais si c'était de manière intentionnelle que j'avais pu oublier de soumettre ce message.
Je lui avouais qu'il s'agissait d'un message enflammé, tant j'avais... tant je pouvais être impressionné par sa beauté.
Je lui disais que de compter faire partie de ses amis devait être une chose laborieuse. Que la sélection devait, avant tout, se faire naturellement. Car je ne voyais personne dans mon entourage qui aurait pu supputer entrer en relation avec elle sans faire preuve d'une arrogance et d'une prétention peu commune. Je lui signifiais que je louais internet de pouvoir me permettre de lui écrire ce jour-là. Que je n'aurais jamais imaginer un tel plaisir en venant ici, encore moins dans ma vie de tous les jours. Je lui avouais faire partie de ces gens qui la regardent dans la rue et qui détournent leur regard dés qu'elle se tournait vers eux, de peur de la dévisager, de peur que leur regard ne l'abime...
elle avait voté pour moi en sus. Même s'il ne s'agissait que d'un vote de politesse, je lui en remerciais.
J'ajoutais que j'avais aussi remarqué que sur votre autre photographie elle était en compagnie d'un très joli garçon... Je maudissais Dieu de m'avoir fait tel que j'étais - que je suis - et lui lançais un dernier bon mot. Je lui faisais observer que dans mon véritable prénom : "JACKY", il y avait "...", les lettres de son pseudo. Je profitais donc de lui demander s'il ne fallait pas y voir un signe là-dedans... "Non ? alors tant pis pour moi." fis-je avec l'humour que vous me connaissez à présent et la niaiserie que vous apprenez dés lors.
Je concluais en lui souhaitant de trouver sur ce site ce qu'elle était venue chercher... et même davantage. A-MI-CA-LE-MENT. Jacky
Alors, là j'admets : j'avais utilisé ici les plus grosses ficelles que j'avais pu dégoter... Mais le poisson était vraiment trop gros. On pourrait la comparer à Moby Dick de Melville, toutefois cette beauté n'avait rien d'une baleine, je vous le confirme.
Messieurs, je ne vous conseille pas d'utiliser ces "cordes". Il s'agit là d'un contre-exemple. D'ailleurs jusqu'à cette heure, cette merveille, cette divinité ne m'est toujours pas réapparue.
Je rédigeais également un mot - moins éloquent, je vous rassure - mais toujours aussi ficelé, néanmoins, à une autre jeune femme de la région parisienne. Je lui faisais les remerciements d'usage, en m'excusant de mon manque de spontanéité.
J'escomptais avoir l'occasion de discuter prochainement avec elle.
Et Je lui transmettais mes vœux afin qu'elle trouve sur ce site ce que elle y était venue chercher... et même davantage.. A-MI-CA-LE-MENT. Jacky
Si ce n'est pas de la Ficelle, cela ! je ni connais rien !
Le mail fut suivi de cette attention :
- merci, je ne cherche que des ami(e)s et j'espère en faire ici.
bon week-end.
Cette réponse, bien que concise, était nette, propre et sans bavure. Je ne voyais rien à y ajouter. J'attendais donc l'occasion pour la relancer. Surtout que nous nous retrouvions en début d'après midi et que ma douce amie de Normandie me renvoyait une petit mot gentil :
- Le soleil est toujours là... et le vent aussi!!! Mais peu importe, ce sera plage pour nous!!! Je vous souhaite une très bonne après midi et vous dit à plus tard.... S...
Comment voulez-vous passer une mauvaise après midi après cela ?
Je lui retournais sa politesse en lui annonçant à mon tour mon programme de la journée :
- Merci, S.., amusez-vous bien,. Profitez ! Ici en région parisienne, il fait gris et j'ai eu droit à des averses... Je ne serai pas là ce soir, une sortie de prévue. Ce n'est pas mon habitude. Mais c'est pour cela que je les apprécie, justement, ces sorties. Demain soir, je serai plus disponible, et attendrais de vous voir collée à votre écran. Bon Samedi !
Je me sentais du coup ravigoté, requinqué après ce footing que j'avais pu accomplir entre temps.
Quelques minutes plus tard, alors que j'avais repris la rédaction de ce récit, j'eus des nouvelles de la femme de cinquante ans. Celle qui n'en faisait que quarante deux sur ses photographies de la semaine dernière.
- bonjour.... je viens de lire ... votre petit journal....! intéressant....! non, ma photo n'a pas 8 ans ....! et je ne trépigne pas ...! Amicalement ...l...
Quelle profusion de pointillés ! Heureusement que l'on ne paye pas internet "à l'espace". Et puis cela doit avoir une signification : Elle ne trépigne pas, qu'elle dit ? Pffff !
Je faisais fi de cette observation pour me ranger de son avis.
- Merci L... je le savais pour la photo. Et pour le trépignement, c'est plutôt moi qui suis atteint de ce mal... J'espère que ce journal continuera longtemps. J'espère que cela ne vous gêne pas d'en faire partie.
N'hésitez pas à me couper... Enfin on s'entend !-) ... A bientôt.
Non, non, Monsieur le psychologue, il n'y a pas dans cette dernière plaisanterie, un désir caché, un vice inavoué... Non, non, j'entends bien garder ce que Dieu m'a légué dans toute sa bonté et de continuer en faire bon usage. Merci !
Elle me renvoyait :
- Du moment que je reste anonyme.... et que vous ne dévoiliez... que des choses banales...! Mais je suis curieuse. Un défaut... peut être..( comme beaucoup de femmes; je présume) Je serai donc une lectrice de votre petit journal... Si vous le permettez.... Bonne après midi...
C'était adorable. Mais cependant, je m'interrogeais sur ce qu'elle entendait par : "que les choses banales". Où est-ce que j'allais encore me fourrer, moi ?
Et puis, ces pointillés ! C'était limite angoissant.
Je m'en préoccupais d'aucune mesure lorsque j'écrivis ceci :
- Ce sera un plaisir que de vous compter parmi mes groupies... lol. J'espère que vous jouerez un rôle important dans cette histoire... Si vous le souhaitez.
Aujourd'hui, je me dis que si ce rôle important devait être dû à des "choses peu banales", il serait bon que je m'inquiète de la véritable nature de ces choses.
Je restais encore quelque heures à composer la suite de ce roman avec décidément plus de dialogues que j'avais pu le craindre un moment ; et quittais mon lieu de vie pour ne revenir que très tard dans la nuit.
Il devait être 2h30 du matin quand je trouvais sur mon écran ces deux messages, qui, en fait, ne se révélèrent n'en faire qu'un.
C'était d'un de ces messages qui prennent chez moi la direction de la poubelle dans la minute. Je les ai gardés de manière exceptionnelle pour pouvoir vous en faire part :
Déjà le titre "sa" : sans doute, une compression assez personnelle d'un "salut", plus dû à une erreur de copier-collage qu'à une lueur de création de la part de sa - ou de son - auteur. Je vous livre la suite telle que j'ai pu la découvrir de si bon matin - ou de si tard le soir.
- Salut! Je veux faire connaissance avec sage et bon la personne pour joindre nos destins. J'ai trouve votre profil, ce m'est interessant,
Voulez vous apprendre plus! ecrivez me, si vous avez un interкt.
Le gisement E-Mail: a.....kiss@gmail.com J'attends votre reponse. Aleksandra.
Notez, qu'ici, je livre, avec exception, le prénom du expéditeur. Du moins, le nom de code du personnage qui dissimule je ne sais quelle organisation, pour je ne sais quelle ambition.
Et je ne pense pas que quelqu'un viendra s'en plaindre !
Le lendemain matin, le Dimanche 6 juillet, je me réveillais vers les 8h3O. Je me prenais un petit déjeuner, allais faire ce qu'il y a à faire après une nuit de retenue. J'apportais à ma personne le maximum de toilettage que l'on puisse procurer par l'utilisation d'un minimum d'eau. Et je me connectais sur internet dans l'idée d'y rester quelques minutes avant de partir pour mon footing matinal.
Et, où me rendais-je directement ? je vous le donne en mille : sur WAAAZZZAAAAAA !
Aucun message. Cela ne m'étonna que de façon partielle, étant donnée que nous étions dimanche, qu'il était tout juste 9 heures et vu l'heure à laquelle j'avais consulté mes messages la fois dernière, l'éventuelle destinataire se serait présentée à moi comme une enragée. Remarquez comme je parle au féminin.
J'allais donc sur ma page pour relire le texte de la veille. M'apercevant qu'il y avait de grosses erreurs, je me mis à faire quelques corrections par respect pour mes rares lectrices, et pour mes encore plus rares lecteurs.
Au bout d'une bonne demie-heure, je me décidais à refaire un tour à la population de ce site. Je n'eus d'yeux que pour un seul diable d'avatar. Celui qui prônait, de toute sa splendeur et de sa grandeur, dans ma boite aux lettres électroniques.
Je prenais contacte avec l'envahisseur à 10 heures O7 minutes et 17 secondes :
- Bonjour S... J'espère que vous allez bien, que le beau temps est au rendez-vous chez vous et que, dans ce cas, vous êtes prête pour une nouvelle journée à la plage. Pour ma part je vais essayer d'aller courir ce matin, une fois de plus. Il y a quelques minutes, j'ai corrigé un peu ma page car je me suis aperçu qu'il manquait une partie du début. Heureusement, étant quelqu'un de prudent, j'avais effectué des sauvegardes.
Bonne journée, S.... A ce soir peut être ? Moi, je devrais être là. Jacky
La belle Alien était là ! Elle me répondait ceci, 11 minutes et 32 secondes plus tard.
- J'étais en train de vous écrire... Effectivement le soleil est bien là.. et le vent.. aussi!!!!
la plage, hier? oui!!! Mais pas si chaud que ça et l'eau... pas très chaude non plus... alors.. la baignade attendra encore!!!! ce midi pour moi, ce sera resto sur le vieux port avec des amis et plage probablement...(journée bien occupée et c'est tant mieux car les dimanches pour moi ne sont pas toujours très drôles... Mon petit bonhomme est avec son papa....), et ce soir.... J'ai rendez-vous avec un ami... sur wazami.. alors, je serai là... S...
A la lecture d'un mot pareil, vous ne pouvez vous empêcher de croire que ce type dont elle parle, cet ami avec qui elle a rendez-vous, c'est vous !
Mais quelques minutes plus tard, vous revenez à la raison et vous vous dites : "- Ce serait trop beau"
Le mieux, dans ce cas, c'est de laisser planer le doute, afin de ne pas passer pour quelqu'un d'égocentrique, ni pour un gros niais d'autre part.
- Très bien S..., profitez bien de votre journée. A ce soir donc... J'espère que votre ami vous laissera le temps de ME passer quelques messages. Espérons qu'il soit bavard et que par conséquence, cela vous donne le loisir de rédiger pour moi. Il a bien de la chance cet ami, il serait bon qu'il en prenne conscience ! Bon dimanche. Jacky
La méthode était subtile, mais sa réponse l'était encore davantage :
- je n'ai pas dans mon filet une quantité phénoménale de poissons... Je privilégie la qualité à la quantité.... Alors, j'aurai tout le temps de vous parler.... Très bon dimanche à vous... S...
Elle était forte pour me maintenir en haleine !
Je lui faisais une conclusion qui n'en disait pas plus sur mes réelles capacités à déchiffrer ses subtilités :
- Merci S.... Je prends cela comme un compliment. Vous savez j'en fais de même... Toutes ces autres rencontres ne sont là que par obligation pour la confection de mon récit. Bon, il faut que j'aille courir... Je n'ai pas arrêté de corriger coquilles et fautes d'orthographe ce matin. A ce soir. Jacky
En effet il était temps que j'y aille, car l'horloge de mon Mac indiquait 11h30 passé.
Avant de sauter dans mes chaussures, Je répondais au message d'une amie que j'avais connue sur le site "bipbip.com". Une charmante dame de cinquante neuf ans avec qui je partageais régulièrement des petits entretiens courtois à propos de nos occupations du week end, de nos enfants respectifs, de la pluie et du beau temps. Elle me faisait remarquer qu'elle avait réussi à se réinscrire ici et qu'elle s'interrogeait sur la possibilité se faire de nouveaux amis. J'espérais de mon côté que ce site lui apporte toute satisfaction. Mais à la vérité, j'en étais certain, car une personne charmante comme elle ne pouvait que déclencher le respect.
Je lui indiquais que je devais aller faire du sport ce matin, pour m'excuser de façon indirecte de la brièveté de ce message.
Je partais donc enfin courir à l'heure où d'autre passe à l'apéro.
En revenant de mes foulées, cheveux mêlés, corps défoulé, je rallumais mon ordinateur, ce désormais rendez vous du bonheur.
Attention cette phrase annonce la suite du programme.
Le futur Chapitre :
Deuxième entretien des tourtereaux ou Quand la poésie l'emporte sur la raison !
Mais avant d'aborder cette soirée, je finissais cette matinée en répondant à un nouveau mail d'une nouvelle internaute.
Le titre de son mail était "Je suis abasourdie......" le nombre de pointillés a ici aussi son importance, car le reste de son message était inexistant. J'allais consulter sa fiche signalétique pour trouver la matière à répondre que je ne croyais pas pouvoir dénicher dans son message, et pour cause. Elle était située dans la Drôme. Je lui rétorquais :
- En effet, cela semble vous laisser sans voix... Cela ne le devrait pas pour autant... Vous qui venez de "Romans sur Isère".
Voilà, c'est tout pour ce matin là,. J'éteignais mon Mac, prenais une douche plus que utile, mangeais sous le coude puis ressortait profiter du soleil radieux qui nous écrasait dehors.
Mardi 8 juillet 2008
Aujourd'hui, je vais vous retracer la fameuse soirée du Dimanche 6 juillet.
Ce chapitre que j'intitulais dans les lignes précédentes :
"Deuxième entretien des tourtereaux" ou "Quand la poésie l'emporte sur la raison !"
A 20h31 et 19 secondes à ma montre, je recevais un nouveau "Coucou de ..." :
- Journée terminée... et je suis au rendez-vous....
Vous sentez la force de cette phrase ? Toute sa détermination ? Toute la satisfaction dans l'affirmation de de cette information ? Enfin la passion dans l'évocation de ce huis-clos et l'exactitude avec laquelle la belle s'y présentait ?
Non ! Vous n'entendez rien à la poésie alors ?
Lisez donc ce qui va suivre et je vous promets que votre initiation laissera des marques indélébiles dans votre sens futur de la critique.
Je vous laisse au dialogue qui s'installe de suite, des échanges bientôt aussi rapides qu'à Roland Garros - Lors d'échanges entre deux tennismen français , il va sans dire.
- Bonsoir S.... Avez-vous passé une bonne journée ? fis-je, J'avais commencé à rédiger la suite, mais, puisque vous êtes là, je préfère vivre le présent. Votre ami est là lui-aussi ? Laissez le donc raconter sa journée et parlez moi de la vôtre.
Je ne laissais rien entrevoir sur les faiblesses de ma subtilité à saisir ces dires.
- Très bonne journée.. Merci.. sous le soleil, puis... sous les averses!!!! Le soleil à une terrasse de restaurant, c'est plutôt sympa, mais des averses en pleine ballade sur le sentier des douaniers... c'est pas le top... mais bon, je ne vais tout de même pas me plaindre d'habiter en bord de mer???!!!!! Et vous, votre journée?? oui, mon ami est là!!! Et 3 messages en moins de 2 minutes... Quelle rapidité!!!
Le bougre, il était aussi motivé que moi !
- Pour ma part, j'ai été me promener avec une amie dans le parc Monceau, à Paris. Il s'agit d'une amie que j'ai connue sur "bipbip.com". Nous avons déjà partagé un cinéma ensemble... C'était le programme pour aujourd'hui, mais comme ici le temps était radieux, on a préféré resté dehors... Et puis, ce soir, je n'étais pas libre !
- Vous allez me faire culpabiliser!!!!
- Mais non, il faut savoir juste mettre le point sur les priorités.
- vous me flattez !!! Oh et puis après tout, il faut bien qu'il avance ce roman en édition limité !!!! rires!! Ne prenez pas trop de retard tout de même!!!!!
- Mais vous savez S..., nous sommes en train d'écrire la suite actuellement !
- c'est bien ce que je voulais dire!!!!
- Je ne sais pas où cela va nous mener, mais en tout cas, on y va... Tout droit... Dans le mur, peut être ??? Si je m'arrêtais là et que je écrivais : "...ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants."
Vous pensez que cela serait un peu trop prématuré ???
- non, ce ne serait pas drôle!!!! C'est tellement passionnant.... La suite!!! La suite!!!!! Non, non, pas de "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"!!!!! Tout ceux qui ont écrit ça étaient en panne d'inspiration!!!!! Alors, on continue!!!!!!!
- Je ne manque pas d'inspiration, ce que je crains toujours c'est l'expiration !
Je refaisais référence ensuite à ce soi-disant "ami" dont je doutais, à cet instant encore, de sa véritable ou non-existence :
- Laissez le parler ! il n'a pas dû passer une bonne journée à vous attendre... C'est vrai que c'est de la torture morale !
Dans le même temps, si elle s'imaginait que j'avais compris, je laissais sous-entendre une plaisanterie flatteuse pour moi, surtout pour elle, et pas du tout pour lui.
- en tout cas, je vois, en le lisant, que vous avez ferré du poisson!!! La pêche a été bonne!!! pas mal pour quelqu'un qui n'est là que depuis 2 jours je crois...
Cà , cela voulait dire que l'ami dont elle parlait c'était moi, non ?
Toujours pas certain à cent-pour-cent, je n'en faisais pas état. Le risque était trop gros. Je lui faisais une précision de vocabulaire adéquat :
- "Ferré" n'est pas le bon terme technique. "Appâté" serait plus approprié.
- je ne suis pas une pro de la pêche!!! me fit-elle
- Moi, non plus si cela peut vous rassurer... pas plus en mer qu'en eaux douces... pas plus aux petits qu'aux gros... Je ne suis qu'un modeste pêcheur que dieu s'en garantisse... Et puis, il ne serait pas sérieux de ferrer plusieurs lièvres à la fois.
- "pas sérieux de ferrer plusieurs lièvres à la fois????" Vous savez.... Vous seriez bien le seul à penser cela!!! Croyez-vous que certains se gênent!!!!!
- Je vous rejoins là-dessus S...;, c'est pourquoi je parlais de "lièvres" et pas de "hases".
Et vlan ! Attrapez cela mesdames.
Et puis, c'est le destin qui nous conduisit à aborder ce nouveau sujet ce conversation. un sujet qui allait bouleverser la littérature française.
Elle avait un peu tardé à répondre :
- Excusez moi.... j'étais en train de "déchiffrer" un joli poème !!! Celui-ci n'était pas un "copier-coller". C'est la 1ère fois !! Mais je pense que dans quelques jours, je l'aurais à nouveau !!! Au cas où..!!!
- En général, quand il faut avoir besoin de "déchiffrer" ces merveilles, c'est jamais vraiment bon signe !
- Effectivement!!!!! De jolis mots, mais.....pas toujours employés à bon escient, pas à la bonne place, avec de ci de là des mots venant de je ne sais où (enfin si je le sais!!!) ...bref...un truc à déchiffrer!!!
Je commençais à rédiger une réponse, quand tout à coup les pages de mon navigateur se fermèrent les unes après les autres.
Une seule solution dans ce cas là : Rallumer la bête.
Je lui fis donc une autre réponse, une fois tout ceci remis en place :
- Mon ordinateur a planté. Excusez le... J'étais en train de vous demander si je pouvais vous aider au déchiffrage. Je crois que mon ordinateur, lui, n'a pas supporté cette idée.
Elle m'annonçait alors une bien triste nouvelle :
- Poème effacé!!! trop tard!!! Pardon à l'auteur... Mais....
- Oui, on imagine pas combien il peut y avoir d'oeuvres de cette importance à disparaitre dans des poubelles...
- Sur tous les envois que ces grands auteurs font, il y aura toujours une ou deux admiratrices!!!!!
Je ne pouvais que me rendre à l'évidence :
- Peu de poètes font fortune de nos jours. et je tentais d'expliquer à la belle normande un peu mieux le phénomène qui avait pu se produire chez moi et l'importance des conséquences que cela avait pu prendre.
- Mon ordinateur a perdu connaissance et ma fait perdre Ma connaissance dans le même temps... Mais je vous retrouve enfin !
Elle allait, elle-aussi, de ses suggestions :
- il n'a sans doute pas supporté le rythme que vous lui imposez ce soir!!!
et la souris, je n'en parle même pas!!! Pauvre souris!!!!!
J'essayais d'une manière maladroite d'être drôle :
- Si vous me trouvez trop brutal, dites le moi, je sais aussi varier les manœuvres pour ne pas bousculer mes parten... euh, Mes interlocutrices...
Vous avez un bon rythme au clavier vous-aussi, c'est proche de la virtuosité.
Et elle me relançait de nouveau sur mon histoire de "sardines". Vraiment, elle semblait ne pas avoir apprécié la comparaison.
- Heureusement que pas trop de poissons dans mon filet, sinon vous seriez obligé d'attendre mes réponses!!!!
je ne me dégonflais pas. J'en profitais pour adoucir mes précédents propos. :
- Cela me laisserait le temps de réfléchir ; et de dire moins de bêtises, peut être ?
- sûrement!!!!!
Aie, la bourde ne lui avait pas échappée.
Je poursuivais avec plus de poésie :
- Ne me dites pas que, gamine, vous n'avez pas rêver à un prince charmant, poète de surcroît... Vous en avez qui viennent jusqu'à votre "Windows", aujourd'hui !
J'avais bien senti que le sujet la faisait tiquer quelque peu :
- Vous n'êtes pas une fana de la poésie, me tromperais-je ?
- gamine ? oui, j'en ai rêvé !!!!!! j'ai un peu grandi.... et.... les princes se sont plutôt avérés être, allez je le dis!!!, des crapauds!!! et les poètes???? de grands baratineurs!!!!! voilà!!!! c'est triste, non????!!!!!
- Il vous est toujours permis de rêver. Lui dis-je, et je profitais de l'occasion pour placer mes billes. Peut être que le crapaud s'avèrera charmant sans être un prince pour autant - ou le contraire d'ailleurs, un prince sans être charmant - et que son baratin ne sera que pour votre plaisir.
Voyez, j'avançais avec prudence, lui annonçant peu à peu le choc inévitable de la rencontre. Elle mordait :
- d'accord.. Alors je vais essayer d'y croire!!!!
J'en rajoutais une couche, en insistant sur l'état de délabrement dans lequel pouvait se trouver le prince :
- Oui, croyez surtout qu'à la base, il s'agit bien d'un crapaud ! Il ne vous en paraitra que plus charmant quand il se présentera à vous. Car la fée, dans son insuffisance, aura, néanmoins, eu du mérite d'en arriver à ce résultât.
- Bon allez !!! On y croit!!!! On y croit fort!!!
Elle semblait être préparée au pire. Mais, je ne m'en satisfaisais pas :
- Moi, j'y crois... Je crois à ce que je vous disais dans mon dernier mail... Que les fées ne sont plus ce qu'elles ont pu être... Leur talent s'est amoindri... Cela doit dater de la révolution de 1968.
Là, je me trouvais clair, de façon relative.
- Sacrée révolution !!!!! Attestait-elle. je parlerai plutôt de celle de 1974!!!!!
A cette dernière remarque, cependant, J'étais pas certain qu'elle avait compris mon message. Ce que je savais, par contre, c'est que moi je ne pigeais pas pourquoi elle m'évoquait la crise de 1974 : le choc pétrolier ? Quand je pense à ce propos, qu'on parlait de "choc", alors qu'à cette période le gaz-oil n'atteignait peut être pas un franc !
Elle m'invita alors à l'aduler :
- vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas aidé à alimenter votre récit ce soir!!! J'espère que vous aurez un peu de temps pour écrire!!!
Que pensez vous que j'allais répondre à cela ? Je sortais la grosse artillerie... Mais alors grosse alors !
- oui, s..., comme récompense, j'ai composé pour vous ce sonnet :
Belle princesse
Merci de votre adresse
mon récit vous le rendra
il n'y manquera pas
Elle se rendit à l'évidence :
- je n'aurai qu'un mot!!!! MA-GNI-FIQUE!!!! Quel talent!!!
Gonflé comme un crapaud ayant mangé un bœuf. J'enfonçais le bon goût ;
- Re-merci, belle princesse
pour votre sens de la critique
j'en retire sans cesse
un plaisir proche de la "trique"*
*Y a rien d'autre qui termine en "ique" ?
La déficience ne lui avait pas échappée
- Très poétique!!!! Y a pas de doute!!!! je comprends pourquoi autant de temps entre les 2 messages!!!! Vous ne trouviez pas la rime!!!!!
Je ne pouvais m'arrêter là ! si ?
- Je fais de mon mieux
pour vos beaux yeux
Mon vocabulaire s'enflamme
en présence d'une femme
Elle apprécia apparemment ce nouveau passage :
- et bien dites moi, je vous trouve très poète après 22h!!!!!
c'est le début d'une grande carrière je crois!!!!!
Et oui il était déjà 22 heures. nous n'accusions aucune fatigue ( Pourquoi mesdames vous vous dites : "oh, que si !" )
En pleine forme mentale, je composais un nouveau couplet avec comme sujet la poésie elle-même.
- La rime
toujours la rime
ça rime à quoi
ça rime à rien
la rime ne fait pas le poids
Comparée au bien
car c'est de votre cœur
que doit sortir tout votre honneur
Je créais de façon continue :
- Que voulez-vous,
vous m'inspirez
de la tête aux pieds
vous êtes ma muse
et cela m'amuse
Elle prenait conscience de toute cette besogne qui se dissimulait sous ces quelques vers.
- Je comprends mieux pourquoi vous mettez autant de temps à me répondre!!! Moi qui croyais que d'autres poissons étaient sur la ligne!!!!!!
Cette histoire de "Sardines" ne passait définitivement pas !
J'essaye de me dépatouiller comme je le pouvais pour atténuer ces attaques permanentes :
- Non, non, vous êtes le seul... enfin la seule. Point d'autres lignes, tout est tombé à l'eau !
J'avais parfois l'impression qu'elle n'était là QUE pour l'amitié :
- Ne vous inquiétez pas, un coup de filet et vous récupèrerez toutes ces dorades, ces thons,(allez tant pis, je le dis!!!) ces morues(désolée, je l'ai dis!!)...
Il me fallait être plus limpide dans mes insinuations ;
- Mon filet est déjà fermé, vous seule pourrez vous y en échapper... Pour moi, ce "coup dans l'eau" est une réussite !
C'est là qu'elle commença à m'incommoder avec son appréciation péjorative
de la flatterie : Cette complaisance déployée ou non par les hommes à l'attention des femmes, exécutée, confessons-le, avec peu de tact parfois et beaucoup lourdeur très souvent. Des femmes qui n'en attendent pas moins d'accoutumée, mais qui acceptent mal ces gaucheries. Ces gaucheries qui nous viennent pourtant du cœur, comme cette énonciation peut l'indiquer.
- Sans nul doute, je vous mets dans la catégorie des flatteurs!!!!! - Me fit-elle remarquer - Rappelez-vous, quelques jours en arrière!!
Je tentais de sauver l'honneur de mes frères d'âme :
- Il n'y a pas de flatterie si le sentiment y est ; et qu'en plus de cela la nature vous a fait reine !
J'avais été pas mal. Elle ne pouvait qu'adhérer :
- Que puis-je vous répondre???!!! Merci...euh... très gentil... euh.... Quel flatteur!!!!!
J'insistais que ce message était bien en sa direction :
- Je suis venu ici pour retrouver une Mystérieuse et je trouve une Amie rieuse...
Mais d'y ajouter une concurrente éventuelle n'avait eu rien de pertinent.
Elle décocha de suite :
- Une amie rencontrée "ailleurs"? Oupsss, c'est indiscret!!!! Je n'ai rien dit!!! - Mais le couronnement de son intervention avait tout pour me soulager en partie - Alors, tant mieux pour l'amie rieuse!!! le site remplit enfin son rôle premier!!
Je vous rappelle malgré tout que la prédestiné de ce site demeure les rencontres A-MI-CA-LES. C'était pas gagné ! J'essayais donc de minimiser la connaissance passée :
- Nous nous sommes juste croisés. Elle était jolie et avait un profil très drôle. j'ai voté pour elle. On a changé quelques mails un soir. elle m'a dit qu'elle venait ici. J'ai attendu deux semaines avant de m'essayer à ce site... Sa recherche reste un prétexte... Je ne l'ai toujours pas trouvée d'ailleurs... Et je ne pense pas qu'elle m'attende non plus.
J'étais clair et pourtant :
- Qui sait??? Peut être allez vous la croiser à nouveau, bientôt....
Elle me tenait : je ne pouvais pas faire preuve de négligence auprès de mes contacts. Cela n'aurait pas été loyal, et surtout cela aurait dénoté chez moi un dédain pas très vendeur.
- Oui, il est possible que je la croise de nouveau. Et j'en serais ravi. C'est une personne pleine d'humour et très charmante. Je ne me fais pas de plan... Surtout pas sur ce site... Je ne vous en rappellerai pas la raison qui tient en trois syllabes.
- Pas simple ces relations sur la toile!!! Les 3/4 des personnes qui sont ici ne sont pas là pour l'A MI TIE !!!
J'avais en ma possession l'occasion de ressortir une réflexion que j'avais déjà exprimée ailleurs qui ne manquuait pas de séduire les dames :
- Vous avez raison, et c'est un comble ! J'ai toujours du mal à imaginer que l'on puisse être amants sans avoir été amis au préalable.
Elle acquiesçait à sa façon :
- De nos jours.... Tout existe...... Quitte à ce que ça choque les âmes sensibles!!!!! Comme disait ma grand mère : "Mais dans quel monde on vit!!!!!!"
Je ne manquais pas de me donner une image de moi de parfait gentleman :
- Je vais vous rassurer. J'ai beaucoup d'amies avec qui je n'ai jamais couché et avec qui je ne coucherai jamais. L'amitié est un échelon, pas une échelle.
Décidément, J'étais en pleine période de création littéraire. Elle approuvait, mais émettant un doute cependant :
- je veux bien vous croire.... Personnellement je ne crois pas aux très grandes amitiés entre hommes et femmes.... je suis persuadée qu'au fond, il y a toujours quelque chose de plus profond...
Je me rendais compte qu'elle avait déjà des idées bien arrêtées sur le sujet. Je tentais d'assouplir son affirmation sans pour autant m'y opposer :
- Il est vrai que certains désirs peuvent persister. mais si ceux-ci ne sont pas consommés, ni même déclamés à outrance, cela peut être vivable. Ne pensez-vous pas ?
Sa réaction fut claire et brève :
- non, je ne pense pas....
Que voulez vous rajouter à cela, si ce n'est des généralités. Je creusais ma mémoire pour y retrouver un nouvel adage de ma composition, utilisé quelques années plus tôt, pour la confection d'une nouvelle - Nouvelle qui s'agrippa à jamais aux dossiers de mon ordinateur :
- Ce qui fait que l'être humain est humain, c'est qu'il peut maitriser sa propre nature... Bon, il est entendu que l'on se pose toujours la question de savoir si l'homme est vraiment humain !
Comme elle ne réagissait pas à cette dernière jonglerie d'un clown manifestement, Je la complimentais. Ce qui d'habitude n'est jamais néfaste dans ce genre de situation :
- Je n'ai aucun mal à vous dire que vous êtes charmante. Vous êtes un bien belle femme. Un sourire illumine votre visage angélique. Vous semblez simple, sereine et dotée d'une gentillesse naturelle... Que chercher d'autre !
- oui, c'est vrai!!! que chercher d'autre!!!!!!
Je ne sais pas pourquoi, mais j'entrevoyais dans cette nouvelle accumulation de points d'exclamation un soupçon d'ironie.
Je répondais tout de même, afin de ne pas me démonter :
- Si ce n'est chercher à vous êtes agréable. Prendre soin de cette A-MI-TIER, et attendre que l'avenir se prononce à son tour - Cette remarque était remarquable, soit ! Mais, elle demandait néanmoins un adoucissement à propos du dessein que je subodorais sans la moindre humilité - "Je me trouverais bien prétentieux que d'attendre davantage de vous à ce jour" - et je puisais de retour dans mes phrases clefs - "C'est un principe chez moi. Je ne prends et n'attends que ce que les gens souhaitent me donner, pas plus... et j'entends bien qu'ils en fassent de même avec moi."
Je me trouvais aussi fort que Tarzan sur ce coup, et c'est elle, telle Jane reine de ma jungle, qui me rappelait à l'ordre :
- moi pas comprendre votre première phrase!!!!
je repassais mon costume de ville :
- Je répondais à votre question : "chercher quoi de plus ?"
Elle aussi retrouvait une tenue plus décente :
- Alors il fallait lire "si ce n'est, chercher à vous être agréable" ... 23h... J'ai un peu de mal... Désolée.. Merci!!!!!! Je vous dis.. J'ai un peu de mal à cette heure !!!
Je me demandais bien pourquoi elle avait pu réagir de la sorte :
- C'est bien cela... Je lis et relis ma phrase et je n'y vois pas ce que vous pouviez lire d'autre. Si ce n'est peut être en grattant entre les lignes... Mais même en creusant profond rien d'autre ne m'apparait... Pour une fois, j'ai fait simple, et cela a bien failli me coûter cher.
Elle me révélait enfin ce mystère :
- vous avez écrit "êtes" au lieu de "être" !!!!!! Je croyais que vous aviez "mangé" une partie de votre phrase... Enfin bref!!! Je ne veux pas passer pour la ch... de service!!! - Elle ne voulait pas, et en même temps elle y courait - "Tout de même, je vais vous le dire : dans votre "roman", à mon sujet vous avez écrit "massage" au lieu de "message" (je crois vers la fin!!!) voilà, c'est dit!!!!!!! - Pas la peine d'aller vérifier ! J'ai corrigé depuis - Je m'en excusais en faisant preuve d'une humilité dont la présence chez moi, avant cela, n'avait pas dû l'émouvoir, en toute certitude. le jeu de mot était subtil :
- Je suis désolé pour "être" (ce que je suis)! - J'en faisais de même au sujet de ce nouveau problème qu'elle venait de m'apprendre - "Encore plus désolé pour le "massage"... Il s'agit certainement de ce que l'on appelle un lapsus révélateur... Ma nature reprend le pas...- Y a pas, faut toujours que je prenne tout à la rigolade - "Je corrige cela. C'est promis... Mes lecteurs ne vont rien comprendre, si je leur dis que vous me faites des massages à distance."
Le propos était de nouveau délicat.
- Vos lecteurs - ou plutôt, lectrices - ne vont effectivement rien y comprendre!!!! et puis, pourquoi pas après tout!!! Des massages à distance!!!!! On n'arrête pas le progrès!!!
Comme elle approuvait les bienfaits de la modernisation, j'argumentais sur sur la nature que j'entrevoyais de cette réflexologie adaptée :
- Hummm, je conçois que cette manœuvre peut être réaliser. Mais elle n'apporte certainement que des satisfactions très localisées, qui sont loin de détendre son homme.
Ses réponses se révélaient de plus en plus courtes et cependant d'une limpidité effrayante :
- Sujet CLOS en ce qui concerne les massages!!!!!! Rires
Ces rires avait de quoi me rassurer. Mon étude sérieuse lui avait parue qu'une boutade. Je concluais donc sur ce sujet, épineux si vous me permettez cette expression :
- Oui, on fait le tour rapidement de ces massages à distance - je profitais d'ajouter quelques-uns de mes atouts, à bonne "entendeuse" ! -
"Rien ne vaut un véritable massage... j'en suis adepte. Adepte des étirements aussi en conclusion d'une nuit de bonheur... Mais je m'arrête là, ce n'est pas convenable. Je ne répondrais sur ce sujet que sur un point strictement technique et dans un espace de temps strictement réservé à un échanges amicales de bons procédés.
Son interaction fut tout aussi immédiate :
- C'est pas convenable, c'est vrai!!!! Je vais encore mettre ça sur le compte de la fatigue!!!!
Je n'avais plus qu'une seule chose à faire : avouer l'atonie intellectuelle qui me frappait alors de façon si soudaine. Je ne manquais pas de lui faire remarquer à qui nous devions ce thème.
- Oui, je suis trèèès fatigué et, en plus, c'est vous qui m'avez parlé de "massages". Je n'aurais jamais osé. C'est une coquille qui nous a apporté cette perle.
cette dernière phrase la cloua sur place de toute assurance, si bien qu'elle ressenti le besoin de faire un point :
- quelle soirée!!! Je n'ose même pas penser à ce dur labeur qui vous attend!!!! J'ai envie de vous aider un peu.... Et là, je vais faire appel à quelques vieux souvenirs!!!!! Le mieux, c'est de faire un plan!!! (ne m'en veuillez pas, il est presque minuit, je divague probablement un peu!!!)... je vous propose :
- le rendez-vous
- quand messieurs s'essayent à la poésie...
- une sombre histoire de crapaud..
- Arthur et la poésie : toute une histoire
- l'amitié en long en large et en travers !!!!!!
Je vous l'avais dit!!! Je divague!!!!! Je sais, vous allez penser : elle est complètement cinglée celle là!!!!
Une femme qui vous dit cela, Messieurs, un conseil : ne la contrariez jamais, ni dans un sens ni dans l'autre.
- J'aime quand vous divaguer. Je trouve ces échanges très intéressants et agréables. Pour le dur labeur, ne vous inquiétez pas le suis un bourreau de travail et, de plus, je vais y aller du copier-coller. Tout est bon à prendre dans le contenu de ce soir. Il y en a qui vont sûrement décrocher, mais, moi, je vais y avoir du plaisir à reprendre tout cela... Je vais même finir par passer pour quelqu'un d'indisponible. Mais ce n'est pas grave... C'est pour des moments comme ce que nous venons de vivre que je suis ici. S..., je ne veux pas vous retarder si vous souhaiter être raisonnable... Nous aurons d'autres soirées comme celle-là. je le souhaite !
- Très intéressants et agréables, oui..... Minuit.. Pas très raisonnable... Je n'ose même pas penser à ce réveil(le vrai, pas mon fils!) qui va sonner à 6h45!!! Ce sera ça pendant toutes les vacances... jusqu'à... MES vacances... dur... Je vous le dis mais... ne le répétez point....."Thons, morues, sardines et autres dorades ne m'en veuillez pas d'avoir monopolisé notre grand pêcheur!!!!! Je vous le promets, demain sera votre tour..... Quoique...!!!!! Rires
Le mot était trop beau ! J'en profitais pour lui déballer tout l'étendue de ma science :
- J'entends dans ce "quoique" autant de chose que le héros de Molière dans "les femmes savante". Son nom m'échappe malheureusement... Cela m'enrage, Je ne pourrais paraitre brillant à vos yeux... - là, je jouais le modeste. car, il y en a pas tant que cela, sur ce site, qui pourraient, mesdames, vous prendre en référence ce passage. Je poursuivais en reprenant une phrase de l'œuvre du maître, texto. Trop fort ! - "Ce "quoique" me plait, vraiment !"- et j'y ajoutais de ma composition - " Je ne pêcherai que pour vous demain soir... et si j'ai d'autres touches, elles attendrons que j'en finisse avec vous, ou se lamenteront que ce dialogue n'ait aucune fin.
Elle devait être une experte en fouille, via les moteurs de recherche :
- vive les nouvelles technologies!!! C'est "Trissotin", non???!!!!!
J'étais aux anges. Nous avions les même références.
- Monsieur Trissotin, mais c'est bien sûr ! Ce bon vieux monsieur Trissotin, qui a fait tant d'adeptes sur ce site.
Cette fois, c'est elle qui souhaitait m'assurer de sa bonne fortune d'avoir eu mon exception, ce soir-là.
- Quand ces chères dames (je surveille mon langage car.....) vont savoir demain avec qui vous avez passé votre soirée... Je vais certainement recevoir quelques remontrances!!!!!!! Pitié... Censurez le passage qui va suivre... :"Elles n'avaient qu'à faire comme moi : à la poissonnerie, on prend un ticket à l'entrée et on attend patiemment son tour!!!!!! Merci!!!
-"Attention ! lui fis-je alors - Vous oubliez que je recopie tout... Surtout que votre anonymat est toute relative... Vous êtes ma seule amie !
- pitié...nonnnnnnn!!!!!!!
Apprenez, Mesdames, que je n'ai aucune pitié !
Pour détendre l'atmosphère, je lui proposais :
- Petit sondage de fin de journée... 38 personnes sont passés sur ma page depuis mercredi. 11 ont votés. Je suis encore loin de gagner le Goncourt !
- c'est un bon début!!!!!- constata-t-elle, avant de me flatter à son tour - "je vous l'ai dit, vous allez tous les "écraser" et puis si vraiment ça vous pèse d'être au fin fond du classement, vous savez ce qui vous reste à faire!!!!!
Sur le coup je ne réagissais pas, elle devait vouloir me parler de mon torse musclé. J'enrage aujourd'hui de ne pas avoir su profiter de sa remarque pour évoquer toutes les subtilités de mon corps. Je ne voyais que l'audimat :
- Le succès que vous me faites entrevoir ne s'est encore jamais déclaré sur "bipbip.com" ; et pourtant j'ai là-aussi une page bien étoffée - j'exploitais le fond de toutes les formes - "Je suis quelqu'un de fidèle en amitié et en amour aussi d'ailleurs. J'ai bien d'autre chose à faire que de pêcher toute la journée, croyez moi."
Un parfait bon paroissien !
C'est elle qui négocia une fin à ce long échange.
- je ne pourrai tenir se rythme trop souvent, au risque de m'endormir sur les biberons que je donne à ces chers bambins!!!!
je me rendais à sa raison.
- S..., que cela ne vous dérange pas de vous arrêter ici. Je m'en voudrais que cela soit néfaste à votre vie quotidienne. Vous m'avez déjà procuré énormément de plaisir pour cette soirée.
- Agréable soirée pour moi aussi.... Désolée pour toutes mes "divagations".... Il est tard!!! Je vous souhaite une très bonne et vous dis à très bientôt...
- Merci S.... Le plaisir a été pour moi... Je peux vous l'assurer... je serais enchanté de poursuivre vos divagations... C'est un régal !
- très bonne nuit à vous et surtout... Bon courage pour votre boulot .... Je crois que ça va être dur pour moi!! S...
- Je vous souhaite une bonne nuit et bon courage pour demain...
A très bientôt S... Jacky
Comme toute ces "au revoir" sont touchants. Ne trouvez-vous pas?
Et bien moi "SI"!
Dimanche 13 juillet 2008, 15h08
La vie passe plus vite à la consommer qu'à l'écrire. J'ai donc, à ce stade, quelques jours de retard dans ce journal qui ce voulait être un quotidien à l'origine. Le voilà hebdomadaire. Je ne vous raconte pas, comment il ne va pas tarder à devenir trimestriel, étant donnée les vacances d'août qui s'annoncent.
Pour peu que je rencontre la normande durant cette période. Il se peut même que ce récit s'arrête là de façon subite.
Il faudra que mes lecteurs m'encouragent avec force pour que je reprenne alors mon clavier. Hum ?
J'entends rien d'ici ! Hum ?
Je reprends donc où nous nous étions arrêtés, le lundi 8 juillet, 0h